Home Faits Divers L’ex-dentiste de Montebourg devait des milliers d’euros à un confrère

L’ex-dentiste de Montebourg devait des milliers d’euros à un confrère

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Unique dentiste installée à la Maison médicale de la place Saint-Jacques, à Montebourg (Manche), le Dr C. y a exercé de janvier à juillet 2024. À peine établie, cependant, elle avait été rattrapée par son Ordre, celui des chirurgiens-dentistes de la Manche.

Deux procédures indépendantes étaient en effet diligentées par ses pairs : une « procédure de radiation administrative du tableau des chirurgiens-dentistes de la Manche […] pour fausse déclaration lors de son inscription » d’une part, et une « procédure disciplinaire » pour « non-respect de sa condamnation par la chambre disciplinaire de première instance de Nouvelle-Aquitaine » d’autre part.

Une collaboration qui se termine mal

Pour comprendre cette décision qui lui avait valu une interdiction d’exercer pendant deux mois, dont un avec sursis, retour en 2017.

Cette année-là, le Dr C. conclut un « contrat de chirurgien-dentiste collaborateur » à Dreux (Eure-et-Loir), auprès d’un titulaire. Cet accord stipule que si le Dr C. percevra les honoraires de ses propres patients, elle devra également verser une partie de ses revenus au titulaire et contribuer à une partie des frais liés aux prothèses. Et ce en contrepartie de la mise à disposition des locaux et du matériel pour les besoins de son exercice professionnel.

À l’issue de cette collaboration, il apparaît, selon le cabinet dentaire, que le Dr C. lui est redevable d’un peu plus de 5 000 euros. Face à une « résistance non justifiée » du Dr C., une plainte est déposée en 2018 auprès du greffe de la chambre disciplinaire de première instance des chirurgiens-dentistes du Centre-Val-de-Loire.

En 2021, le tribunal de Dreux va dans le sens du cabinet et condamne le Dr C. à s’acquitter de son dû, avec intérêts.

En 2023, l’affaire est transmise à la chambre disciplinaire de première instance des chirurgiens-dentistes de Nouvelle-Aquitaine. Comme le rappelle en effet cette dernière dans sa décision : « Les chirurgiens-dentistes doivent entretenir entre eux des rapports de bonne confraternité ».

Une procédure qui reste à juger

En décembre 2023, cette juridiction prononce à l’encontre du Dr C. une peine disciplinaire « d’interdiction temporaire d’exercer d’une durée de deux mois, dont un mois avec sursis », la partie ferme devant être exécutée du 1er au 31 mars 2024. L’Ordre des chirurgiens-dentistes de la Manche fait partie des destinataires de cette décision. Le Dr C. exerçait en effet à Montebourg depuis janvier 2024.

Deux mois plus tard, en mars, elle a pourtant continué d’exercer à la Maison médicale, ce qui lui vaudra de ne plus être « autorisée à exercer l’art dentaire en France ». « Cette procédure dont l’instruction est close, ajoute son Ordre, devrait être jugée dans les mois qui viennent. »

Selon le maire de Montebourg, avant de « disparaître » dans la nature, le Dr C. s’était défendue en indiquant n’avoir jamais eu connaissance de sa condamnation par la juridiction de Nouvelle-Aquitaine. « On a essayé d’entrer en contact avec elle par tous les moyens, mais rien… », regrette Jean-Pierre Mauquest.

À Montebourg, depuis décembre dernier, la dentiste ne s’acquitte plus ni de son loyer ni de ses charges. Il a par conséquent été décidé au conseil municipal du 27 février 2025 de faire appel à un huissier pour rompre son bail et libérer le cabinet dentaire.



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