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l’Évreux VB à l’aube d’un nouveau cycle


C’est au moins une demi-surprise. Gil Favresse ne sera plus le coach des volleyeuses d’Évreux à la fin du présent exercice 2024-2025.

Non pas que le technicien, fidèle du club depuis 20 ans, ait démérité, tant s’en faut, lors de ses deux saisons à la tête de l’équipe fanion. Il a terminé 3e de la solide division d’Élite Access l’an passé. Et les 15 succès consécutifs des Panthères d’Évreux lors de la première phase parlent bien en sa faveur.

L’ancien Vernonnais ne paie pas davantage, a priori, les quatre mauvais résultats consécutifs enregistrés par ses troupes après le 16 février 2025 à Valenciennes (revers 3-2), puis devant Rennes (2-3), à Sens (3-0) et même samedi dernier au Canada en Coupe de France face à Vienne (1-3). Même si ceux-ci compromettent la montée directe en Ligue AF, désormais largement promise à Saint-Dié-des-Vosges et qu’ils ont annihilé l’espoir d’organiser le Final Four de la Coupe de France fédérale, suite au revers devant la formation de Marija Vujnovic, le 8 mars dernier.

Le club a besoin d’une énergie nouvelle

Flavien Rigal

En fait, la décision du bureau de l’EVB remonterait même avant le duel des deux premiers à Valenciennes, mi-février.

« On connaît les qualités de Gil et sa fidélité au club, explique l’ancien head-coach Flavien Rigal, désormais manager général du club. Mais avec l’ensemble des dirigeants, on pense qu’on a besoin d’une énergie nouvelle pour franchir un palier et évoluer au plus vite au plus haut niveau national. »

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Un « sentiment d’essoufflement » a donc conduit le club evébiste à repartir sur un nouveau projet sportif, à la fois ambitieux et conjoncturel.

« Le club s’est profondément structuré depuis plusieurs années, argumente Flavien Rigal. On est passé d’un budget de 540 000 € à 870 000 € désormais. Mais on n’a pas pu renforcer dans le même temps le domaine sportif. Et notamment notre aspect formateur. L’idée, c’est donc de s’y atteler désormais, en replaçant Gil comme adjoint. Il apportera son expérience auprès des nouvelles jeunes joueuses françaises qui composeront une partie de l’équipe l’année prochaine. »

Malgré une belle 3e place l’an dernier et 15 succès de rang cette saison, Gil Favresse ne restera pas le coach principal de l’EVB. Il reprendra ses fonctions d’assistant à la rentrée prochaine. ©La Dépêche/BdC

Pas de commentaires à chaud du côté de Gil Favresse, focalisé sur le début des play-offs (voir par ailleurs). Ce dernier a, bon gré, mal gré, accepté cette nouvelle mission.

Simon Garel, un jeune coach déjà expérimenté

Mais alors, qui sera le nouvel entraîneur d’Évreux à la rentrée prochaine ?

« Notre choix s’est porté sur Simon Garel, l’actuel entraîneur de Sens. Il adhère totalement à notre philosophie de club, à la fois familiale, ambitieuse et formatrice. Il a signé pour un an, mais le but est de faire grandir encore l’EVB avec lui, sur plusieurs saisons. »

Passé durant cinq ans par le Terville-Florange OC en tant qu’adjoint en LAF et responsable du centre de formation du club lorrain, Simon Garel était arrivé dans l’Yonne cette saison en lieu et place de Johann Guille pour démarrer également une nouvelle ère du côté du Sens Volley 89. Mais la proposition d’Évreux semble lui avoir donné d’autres ambitions.

Simon Garel connaît déjà l’EVB et le centre omnisports d’Évreux pour y avoir évolué – dans la difficulté – avec Sens, le 30 novembre dernier. ©La Dépêche/BdC

Car Flavien Rigal l’a annoncé assez clairement : son club envisage une montée rapide en Ligue AF (« peut-être même par le biais d’une possible wild-card nous invitant à monter avant le début de cet été ») et même de « disputer une coupe européenne d’ici à 5 ans. »

L’EVB vise haut

« On a peu de choses à envier aux grands clubs de LAF. Hormis Mulhouse, Nantes ou Cannes, on rivalise avec tout le monde au niveau du spectacle proposé et d’un public qui nous est fidèle et qui grandit chaque saison. »

L’EVB, qui devrait disposer plus régulièrement du centre omnisports dès la rentrée prochaine, pense donc pouvoir être de taille à s’installer durablement au sein de l’élite du volley-ball féminin français. « Nous avons avec nous 101 partenaires et une manne financière de 270 000 €, 300 000 € si l’on y intègre les échanges commerciaux. Quand on joue au centre omnisports, on attire entre 600 et 900 spectateurs de plus qu’au gymnase du Canada. Alors oui, si l’on peut avoir régulièrement la grande salle d’Évreux et obtenir une place en Ligue A, on sera totalement crédible à ce niveau. »

Les volleyeuses d’Évreux sont toujours en course pour la montée en Ligue A Féminine, après leur succès initial en play-offs devant Harnes (3-0). ©La Dépêche/BdC

Les play-offs accession 2025, qui ont très bien débuté pour Évreux le samedi 15 mars 2025 (victoire 25-13, 25-20, 25-10 contre Harnes en 1 h 14 de jeu) n’y changeront rien : l’EVB est déjà tourné vers le coup d’après.



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