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l’escroc au SMS alarmiste menait son arnaque depuis Toulouse



« Quand j’ai reçu ce SMS la première fois, ma fille venait juste de partir au Brésil. Elle n’avait plus de carte SIM valide et se trouvait à Sao Paulo sans pouvoir être jointe. J’ai failli me faire avoir ! ».
Méfiant de nature, Marc* a pourtant eu le (bon) réflexe : adresser une question précise à sa progéniture virtuelle supposée, question dont seule sa fille connaissait la réponse. Personne n’a jamais répondu. Une tentative d’escroquerie. La célèbre « arnaque à l’urgence familiale ».

Une arnaque d’ampleur nationale

Selon une information de La Dépêche du Midi qu’Actu Toulouse est en mesure de confirmer, l’un des adeptes de cette arnaque d’ampleur nationale vient d’être interpellé à Toulouse. « Quand il l’a démarrée, en décembre 2023, il venait tout juste de sortir de prison », soupire un enquêteur.


La technique est celle de l’hameçonnage. Le même SMS est envoyé à des centaines d’abonnés à travers la France, au petit bonheur la chance. « Maman, j’ai perdu mon téléphone ». Parfois, comme dans le cas de Marc, le « Papa, j’ai perdu mon téléphone » matche avec une situation plausible.

Une dizaine de victimes en un mois

Lorsque des parents désemparés répondent, une conversation s’engage par SMS. « Il demandait des virements pour racheter un téléphone ou un ordinateur. En général, les sommes n’étaient pas astronomiques, de l’ordre de 300 à 400 euros », confie une source policière.

L’une des victimes a tout de même déboursé près de 4 000 euros (sic), croyant dur comme fer aider un proche. En pure perte. Au total, les policiers de la Brigade financière Rive gauche ont compilé une dizaine de plaintes sur une durée restreinte d’à peine un mois.

Un préjudice avoisinant les 12 000 euros

Haut-Rhin, Territoire de Belfort, Paris, Alpes-Maritimes, Haute-Savoie… Le préjudice avoisine les 12 000 euros. « Toutes ces escroqueries menaient au même individu, domicilié sur Toulouse ». Prudent, ce jeune homme de 24 ans faisait en sorte de ne recevoir aucun virement sur son propre compte.

« Il recrutait des intermédiaires qu’il rémunérait en échange de l’utilisation de leurs coordonnées bancaires. Une fois les sommes créditées, il leur demandait de retirer l’argent et de lui remettre sous forme de cash… »

Une enquêtrice de la police nationale

Outre le « cerveau » de l’arnaque, quatre « petites mains » – une femme et trois hommes – devront prochainement répondre d’escroquerie à la barre du tribunal correctionnel de Toulouse. Et rien de virtuel là-dedans.

*Le prénom a été modifié



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