Par Benoît Quinquis
Les deux sites Internet que nous présentons, Fusillés 1940-1944 puis Mémoire des résistants et FFI de l’arrondissement de Brest, ne sont pas exhaustifs : si vous disposez d’éléments qui n’y figurent pas, votre apport sera le bienvenu.
Fusillés 1940-1944
Premièrement, le site Fusillés 1940-1944 reprend, dans une version souvent enrichie et corrigée, les biographies du Dictionnaire des fusillés et exécutés par condamnation et comme otages (1940-1944) aujourd’hui épuisé. Il référence aussi « les exécutés sommaires, les massacrés sur le territoire français » et les « morts en action » de la Seconde Guerre mondiale.
Quelques notices sont consacrées à Brest et au Finistère : ainsi, la première victime civile dans le département fut Jean-Marie Kérandel, fusillé le 28 juin 1940 à Brest.
Précisons aussi que contrairement à l’Isère et à la région parisienne, le Finistère compta peu de fusillés étrangers, les victimes étant « bien ancrées dans les territoires, dans les villages ou à l’arsenal ».
Mémoire des résistants et FFI
Deuxièmement, le site Mémoire des résistants et FFI de l’arrondissement de Brest a été créé en 2019 pour se consacrer spécifiquement à la cité du Ponant qui est l’une des très rares villes récipiendaires de la médaille de la Résistance française.
Actuellement en quête de rédacteurs, il ne référence pas que les victimes et propose, pour l’heure, plus de 1 071 notices biographiques complètes avec leurs sources – à terme, il en devrait en compter environ 5 000.
Ainsi, le premier Brestois mis à mort pour actes de résistance fut Jean-Auguste Quéméneur, fusillé au Bouguen le 10 février 1941. Il avait 22 ans, mais les trois « cadets » de la Résistance brestoise n’en avaient que 17 !
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