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Les règles changent, la mairie « durcit encore le ton »

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Dans la cité phocéenne, confrontée à une grave crise du logement, la multiplication des locations courte durée suscite une hostilité croissante et notamment au Panier, colline historique située au-dessus du Vieux-Port. En réponse, la ville de Marseille « durcit encore le ton » contre ces meublés touristiques, du type Airbnb.

Elle annonce ce lundi 17 février dans un communiqué limiter à 90 jours la possibilité de louer de la sorte sa résidence principale, comme la loi l’y autorise désormais.

Jusqu’à présent, la location était possible 120 jours par an au maximum.

Trois mois contre quatre auparavant

La mairie de Marseille fait encore un pas en avant dans la réglementation concernant les meublés touristiques. Les personnes qui louent leur résidence principale ne peuvent désormais le faire que sur une durée totale de trois mois, contre quatre jusque-là.

En cas de dépassement, une amende de 15 000 euros sera encourue, en vertu d’une loi votée le 19 novembre donnant aux communes de nouveaux outils pour lutter contre l’explosion des meublés touristiques de type Airbnb.

Vidéos :

« Je répète mon engagement indéfectible à loger toutes les Marseillaises et tous les Marseillais dans des conditions dignes »

Benoît Payan
Maire de Marseille

« J’ai toujours dit qu’à Marseille, nous aurons la réglementation la plus stricte et la plus forte de France pour lutter contre les meublés de tourisme. Avec cette nouvelle mesure, nous franchissons une étape supplémentaire et nous nous en rapprochons », a expliqué le maire divers gauche Benoît Payan, cité dans le communiqué.

La ville confrontée à une grave crise du logement

Dans certains quartiers de Marseille, qui connaît une grave crise du logement et qui compte environ 40 000 taudis et au moins autant de demandes de logements sociaux en souffrance, les locations courte durée suscite une hostilité croissante.

La mairie a donc entrepris d’encadrer le secteur en imposant notamment une taxe de séjour, en limitant les changements d’usage en meublés de tourisme, en exigeant la suppression des annonces non conformes ou en luttant contre les boîtes à clé.

D’autres villes en France, comme Paris, Saint-Malo ou la Communauté d’agglomérations du Pays basque ont pris des mesures pour réguler les meublés de tourisme, accusés de faire flamber l’immobilier et d’entraver l’accès au logement pour les locaux. La capitale a d’ailleurs abaissé ce plafond de durée annuelle de location de la même manière.

Avec AFP



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