Vincent Labarthe, président du Grand Figeac, a donné la parole aux élus et parents d’élèves de Bagnac, des RPI de la vallée du Célé, et du Haut Ségala, impactés par les fermetures de poste annoncées par la DASEN du Lot à la rentrée prochaine (voir nos précédents articles).
Le président de l’APE de Bagnac a déploré « une école qui perd des postes, qui ferme des classes, c’est une école qui s’affaiblit. Et une école qui s’affaiblit, c’est une commune qui perd son attractivité, qui voit partir ses familles et qui, à terme, subit un déclin ».
Soutenu par les élus de Linac et Montredon, le maire, Lambert Bru, revient sur la suppression du poste, les investissements réalisés pour l’accueil de nouvelles familles et leurs enfants. « Bagnacois (es), parents, élus (es), ne veulent pas de ce projet, car il n’est pas bon pour notre ruralité… Les moyens financiers engagés permettent d’attendre un service de qualité, et non un service dégradé ». Il prône l’action collective. « Ce que nous ne pouvons pas obtenir seul, nous le gagnerons ensemble ».
Un chantage odieux
Claudine Landes, maire de Saint-Sulpice, rappelle aussi les investissements engagés par la commune pour l’accueil de familles, affirmant que « pour que vive la vallée du Célé, il est important que l’école vive. Comment choisir entre trois postes et la fermeture d’une école ? ». Véronique Jourdan, maire adjointe de Marcilhac, poursuit. « On nous met devant un chantage odieux. Les enseignants isolés, ce n’est pas bon. Ça crée des congés maladie, de l’anxiété, sans que les enseignants n’aient été concertés… Nous sommes dans une situation géographique et démographique exceptionnelle dans cette vallée, et nous ne faisons que demander un juste traitement pour les enfants ». Chloé, une parent d’élèves, ajoute que « notre volonté est de maintenir les trois classes sur les trois sites. Nous n’avons pas les locaux pour accueillir des classes multiniveaux ».
Des évaluations au-dessus de la moyenne nationale
Martial Juliac, maire de Lauresses, indique que « sur le RPI, on n’a pas de baisse des effectifs. Donc, on ne voit pas pourquoi un poste de moins. Les évaluations sur la qualité de l’enseignement sont très bonnes, au-dessus même de la moyenne nationale et de l’Académie… Nous devons laisser aux élus et à la population le soin de décider de ce qu’il leur faut pour assumer le besoin de chaque commune ». Une parent d’élèves exprime son inquiétude par rapport à l’éducation des enfants, la fermeture du poste pouvant avoir des répercussions sur le collège de Latronquière.
Pour l’attractivité du territoire
Vincent Labarthe salue l’expression donnée montrant la spécificité de chaque territoire. « Le Grand Figeac n’a pas la compétence école, mais celle d’aménagement du territoire, ajoutée à la petite enfance. C’est raison pour laquelle nous sommes très concernés par ce sujet. Il y a des investissements à venir sur Cajarc, Assier-Livernon, Bagnac, et Leyme. C’est une question fondamentale pour l’attractivité de notre territoire. Pour ma part, je suis fermement opposé à toute suppression de moyens de l’Éducation Nationale. Plus que jamais, nous avons besoin d’écoles et d’éducation. Le lien qu’on peut avoir sur la petite enfance fait partie d’un sujet de commodité qu’on doit aux populations qu’on doit accueillir sur notre territoire. Citoyens et élus doivent être unis sur ces questions ».
Samedi 8 février, à 10 h 30, un rassemblement est prévu devant la sous-préfecture de Figeac, en présence d’élus, parents d’élèves, et habitants de Bagnac, des RPI de la vallée du Célé, et du Haut Ségala. La semaine prochaine (mardi 11 ou jeudi 13 février), un autre rassemblement se tiendra à Cahors devant la Préfecture, à 17 h 30, avec les huit écoles lotoises menacées. L’idée d’un boycott du prochain CDEN du 13 février a été lancée.
Sébastien Casses
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