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les malfrats ont explosé tous les records



C’est une information Actu Perpignan. Cinq individus ont été interpellés au petit matin, mercredi 12 mars dans les Pyrénées-Orientales, notamment à Marquixanes, où plusieurs véhicules de gendarmerie ont déboulé au sein du village, alertant des habitants interloqués par cette opération d’envergure. Placés en garde à vue puis déférés devant la justice, les malfrats sont accusés d’avoir commis jusqu’à 35 vols, partout dans le département, ces derniers mois. Ils s’attaquaient à un bien particulièrement prisé à la revente, et dont le préjudice est très important. L’affaire.

23 000 mètres de câbles téléphoniques arrachés

C’est une affaire rondement menée par les gendarmes des Pyrénées-Orientales. « Je veux souligner l’excellent travail réalisé par la brigade de recherche de Perpignan et par le groupe de lutte contre les cambriolages, qui était en charge de l’enquête », souligne d’ailleurs le procureur de la République de Perpignan, Jean-David Cavaillé, joint par notre rédaction.

Entre janvier et début mars, une bande organisée a fait une razzia sur les câbles téléphoniques du département. Du Conflent au Littoral, en passant par la plaine du Roussillon, le Fenouillèdes, les Aspres ou encore la Salanque, les cinq malfrats ont écumé toutes les communes ou presque du Pays catalan.

Ces derniers ont même explosé tous les records : 35 faits de vol aggravé ont été recensés (certains protagonistes n’ont pas participé à tous les faits), pour un total de plus de 23 000 mètres de câbles téléphoniques arrachés en quelques semaines. Leur but ? Revendre le cuivre qui s’y trouve et dont la valeur peut avoisiner les 10 000 euros la tonne.


Un préjudice de plus de 200 000 euros

Âgés de 25 à 49 ans, les cinq suspects ont été cueillis au pied du lit, cette semaine, au lendemain de leur dernier larcin, commis en début de semaine et durant lequel ils ont été définitivement confondus par les enquêteurs. Trois d’entre eux vivent à Perpignan, deux autres à Marquixanes, dont le principal mis en cause, âgé de 26 ans.

Au-delà du préjudice matériel, qui s’élève déjà à plus de 200 000 euros, « en coupant ces câbles téléphoniques, ils déconnectaient des réseaux y compris des réseaux nécessaires à la sécurité de certaines personnes âgées, comme les appareils de suivi », explique également Jean-David Cavaillé, qui a déféré les cinq individus à l’issue de leur garde à vue.

Quatre d’entre eux n’ont jamais été condamnés, un autre était connu de la justice pour des infractions routières. Ils doivent comparaître devant le tribunal de Perpignan, ce vendredi 14 mars, et encourent, pour certains, jusqu’à dix ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende (article 311-4 du code pénal).



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