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les investigations sont closes, qui sont les mis en cause ?

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Une nouvelle étape vient d’être franchie dans l’affaire dite du scandale du charnier Paris-Descartes, révélée il y a cinq ans par L’Express. Les juges d’instruction enquêtant sur les conditions indécentes de conservation de dépouilles au Centre du don des corps (CDC) ont terminé leurs investigations, a récemment appris l’AFP de sources proches du dossier.

Des explications attendues

Outre les conditions glaçantes de conservation des corps, l’hebdomadaire décrivait à l’époque des soupçons de marchandisation des corps. Ces révélations avaient conduit la ministre de l’Enseignement supérieur à ordonner la fermeture du « temple de l’anatomie française », fondé en 1953. Une enquête administrative avait conclu que l’université, située dans le 6e arrondissement de Paris, était responsable de « graves manquements éthiques ».

« Mes clients attendent que les mis en examen, présumés innocents, soient renvoyés devant le tribunal correctionnel pour qu’ils s’expliquent », a réagi Frédéric Douchez, qui représente plus de 100 parties civiles sur les 150 constituées.

« Nous espérons des poursuites qui permettront de contribuer à réparer le traumatisme causé par cette indignité. »

Arié Alimi
Avocat d’une partie civile

Qui sont donc, aujourd’hui, les mis en cause ?

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Atteinte à l’intégrité d’un cadavre 

L’Université de Paris, nouvelle entité ayant absorbé Paris-Descartes, l’ancien président Frédéric Dardel, ainsi que deux préparateurs, ont été mis en examen pour atteinte à l’intégrité d’un cadavre.

Plus précisément, l’ancien président est poursuivi pour ne pas avoir pris les « mesures efficaces […] afin de remédier à la situation matérielle dans laquelle se trouvait le CDC » entre novembre 2016 et décembre 2018, détaille une source judiciaire. Et ce, « malgré les alertes répétées […] décrivant l’état de décomposition avancée de centaines de corps humains », « leur entassement dans des conditions indignes, en présence de rongeurs », poursuit la même source.

Contactée par l’AFP, son avocate, Marie-Alix Canu-Bernard, n’a pas souhaité s’exprimer.

Les deux préparateurs sont poursuivis sur une période plus large. Le premier, 49 ans, est mis en examen pour avoir « porté des coups de couteau » et « laissé volontairement les corps à la merci des rongeurs », entre novembre 2013 et janvier 2018, selon la source judiciaire. Son avocat n’a pu être joint.

Le second, 81 ans, est poursuivi pour avoir « conservé des ossements […] dans des conditions indignes » et « dans un but privé » entre novembre 2013 et décembre 2020.
Son avocat, Saveriu Felli, a fait valoir auprès de l’AFP que ce préparateur avait exercé « un métier difficile, certainement insupportable pour la grande majorité des êtres humains ».
Il a « toujours exercé dans le cadre d’un lien de subordination hiérarchique », a assuré Me Felli.

L’Université de Paris est poursuivie sur une période postérieure à l’ouverture de l’information judiciaire : elle est mise en examen pour avoir conservé au sein de ses locaux des « ossements » dans « des conditions contraires à la dignité des cadavres » entre janvier et décembre 2020. Son avocat, Patrick Maisonneuve, n’a pas commenté à ce stade.

L’urologue Guy Vallencien, pour lequel les parties civiles espéraient une mise en cause, a lui été entendu comme témoin simple.

La fin des investigations des juges instructeurs marque l’ouverture d’un délai pour que les parties fassent des observations, que le parquet prenne ses réquisitions, et que les magistrats instructeurs décident du renvoi, ou non, des personnes poursuivies.

avec AFP



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