Ils avaient déjà été brièvement placés en garde à vue en décembre 2024, avant d’être relâchés, faute de preuve. Ce mardi 4 mars 2025, un homme d’une trentaine d’années et sa mère viennent de nouveau d’être interpellés par la police judiciaire, dans le cadre de l’affaire des mystérieuses explosions mortelles à Saint-Loup-de-Naud, en Seine-et-Marne. C’est la brigade criminelle de Versailles qui a arrêté les deux suspects seine-et-marnais, désormais domiciliés à Sourdun.
Selon le site Internet de France Info, qui a révélé l’information, le trentenaire est suspecté d’avoir fabriqué deux bombes artisanales. L’une d’elles avait provoqué l’explosion d’une voiture, en 2017, causant la mort de Michel Charbonnier et de son petit-fils. Puis, dans la nuit du 26 au 27 novembre 2024, c’est une maison qui explosait : une femme de 31 ans était alors décédée. Un système de mise à feu aurait été découvert dans les décombres.
Une enquête pour assassinats
Selon nos informations, l’enquête, menée par un juge d’instruction de Melun, se poursuit pour assassinats (meurtres avec préméditation). Inconnus jusqu’alors de la justice, les deux mis en cause, qui sont d’anciens voisins de Michel Charbonnier, étaient en conflit avec lui, notamment pour une histoire de droit de passage. « Nous avions de grosses suspicions, et si les éléments sont avérés, ce sera un soulagement de savoir enfin ce qui est arrivé à mon père, tant de temps après », confie Michael Charbonnier, le fils du défunt, contacté par La République de Seine-et-Marne.
D’après France Info, c’est un recoupement d’analyses du laboratoire de la police judiciaire de Paris qui a permis de faire un lien entre les deux explosions. L’enquête concernant la voiture, qui avait été classée sans suite, est donc rouverte, et jointe à l’autre dossier, comme nous le confirme le procureur de Melun, Jean-Michel Bourlès.
Ces nouvelles gardes à vue peuvent durer jusqu’à 96 heures, en raison de l’usage d’explosifs.
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