Ils prennent note de l’action menée, notamment au plan environnemental, mais qui, selon eux, manque de transversalité. Patricia Gontier cite la végétalisation de la cour de l’école Chapou, « circonscrite à une opération bien délimitée. Ça a été fait à moitié. Ça fait des mois qu’on revendique son ouverture au public… Sur les 13 nouveaux quartiers (300 logements) prévus dans le PLUi, seuls celui du Ségala prévoit que l’aménagement du site devra répondre au label écoquartier et celui Route des Crêtes mentionne une réflexion bioclimatique ». Sur le projet Nature’Lab, zone d’activités de Quercypôle à Cambes, elle note « un manque de cohérence entre le côté nature de l’aménagement possible ici et l’artificialisation qui domine sur d’autres zones, comme à l’Aiguille ».
« Aucun échange »
Pour les élus de Vivre Figeac, l’un des défis à relever en 2025 est la participation citoyenne et démocratique. Sur ce point, sont remis en cause le Conseil consultatif citoyen de la Ville, jouant le rôle de « courroie de transmission entre les citoyens et les élus », et le Conseil de développement et de prospective au Grand Figeac. « Aucun échange n’a jamais été organisé entre ces deux instances malgré nos demandes… Depuis notre place d’élus minoritaires, on perçoit que les décisions sont prises de façon centralisée, les conseils étant essentiellement des chambres d’enregistrement ». Pascal Janot remarque le lancement tardif des réunions de quartier. « Promises par la majorité municipale et financées depuis 2020 à travers une délégation, elles viennent d’être lancées, quelques mois avant l’ouverture de la campagne municipale. C’est pareil pour les rendez-vous communaux du Grand Figeac ».
Trop de voitures encore
Le second défi, ce sont les arbitrages budgétaires, Patricia Gontier précise qu’« il faudrait faire attention à ne pas faire peser une pression supplémentaire sur les Figeacois et faire des priorités ». Les deux élus attendent des améliorations sur la Place Carnot sur laquelle « il y a toujours autant de voitures ». Pascal Janot rappelle que « Sur la politique de piétonnisation, le maire serait favorable. Il faut prendre le courage politique ».
Tous deux expriment les vœux de Vivre Figeac. Pour Pascal Janot, « aujourd’hui, on a entamé un virage, sans avoir établi une prévision. On n’échappera pas aux enjeux sur la santé, l’environnement. Il faut une vraie politique face aux sujets importants ». Patricia Gontier ajoute que « la situation n’est pas catastrophique. Il faut penser les choses différemment, avec des moyens moins coûteux, et sans peser sur les finances publiques ».
Sébastien CASSES
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