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L’émotion d’Anthony Delaplace avant son 16e et dernier Paris-Camembert

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Anthony Delaplace prendra le départ ce mercredi 2 avril 2025 de son 16e et dernier Paris-Camembert, une course qui tient une place à part dans sa carrière. Pour cinq raisons.

Il n’a jamais loupé ce rendez-vous

Il pourrait avoir sa statue dans le bourg de Livarot ! Anthony Delaplace s’est imposé au fil des années comme le « taulier » de Paris-Camembert, une épreuve qu’il s’apprête à disputer une 16e fois en… 16 saisons chez les professionnels.

Un record de participations qui n’est pas près d’être battu. « Ça fait longtemps que je n’ai plus besoin de demander à l’équipe de mettre cette course à mon programme. Ils savent que j’y tiens », confie le Cosquevillais, qui aura forcément un petit pincement au cœur mercredi matin en épinglant son dernier dossard au départ de la semi-classique normande.

Je vais faire en sorte d’en profiter à fond…

Anthony Delaplace

C’est à la maison

Après avoir parlé italien pendant tout le mois de mars avec l’enchaînement des Strade Bianche, de Tirreno-Adriatico et de Milan San Remo, le vétéran d’Arkéa-B&B Hôtels est heureux de retrouver l’accent normand.

On a deux belles courses professionnelles en Normandie, la Polynormande et Paris-Camembert. C’est toujours une source de motivation supplémentaire.

Anthony Delaplace

Cette proximité géographique offre également une rare occasion à ses proches de venir l’encourager.

Mercredi, sur le bord de la route, il bénéficiera ainsi du soutien de Morgane, sa compagne, Livio et Lilas, ses deux enfants, ses parents Lionel et Nathalie, son frère Cédric ainsi que plusieurs membres de son fan-club qui se déplacent en mini-bus à l’initiative de Patrick Laurent. Pas question pour eux de manquer le dernier Camembert de leur champion.

Ça lui rappelle des bons souvenirs

Le Pays d’Auge restera le théâtre de merveilleux souvenirs pour Anthony Delaplace. Souvent placé (16e dès sa première participation à 20 ans), battu de peu par Cyril Gautier à l’issue d’un sprint à deux en 2016 (2e), le coureur formé à l’AS Tourlaville avait connu la consécration en 2022 en remportant l’épreuve en solitaire, dans un torrent de joie et d’émotions.

« Je n’ai pas beaucoup gagné dans ma carrière, donc forcément c’est un moment inoubliable. C’était un beau symbole pour moi de gagner en fin de carrière. Et j’ai pu montrer à mes enfants que papa était aussi capable de lever les bras ! », sourit l’ancien champion de France juniors, heureux d’avoir su cocher la dernière case « normande » qui manquait à son palmarès après ses succès à la Polynormande (2011), au Tour de Normandie (2017) et au Duo Normand (2017).

C’est un parcours à sa convenance

Avec son parcours exigeant sans être trop sélectif, sur lequel de nombreux profils de coureurs sont capables de s’imposer, Paris-Camembert est un terrain de jeu idéal pour Anthony Delaplace.

« C’est une course qui me correspond bien, avec une succession d’efforts de 2 à 3 minutes et un final souvent décousu, très tactique », souligne-t-il.

Il a carte blanche

Depuis le début de l’année, le capitaine de route de la formation bretonne a uniquement campé un rôle de domestique, notamment auprès de Kevin Vauquelin. Mercredi, en l’absence de leader chez les « rouge et noir », il va enfin pouvoir jouer sa carte.

« J’adore être équipier, mais je suis content d’avoir parfois un rôle d’électron libre. Si je suis devant dans le final, l’équipe me fera confiance », prévient-il, persuadé d’avoir les arguments pour prétendre à une belle performance. Et donner une agréable saveur à ce dernier Camembert…



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