Entre le 1er mai et le 30 juin 2024, un septuagénaire aurait enfermé son épouse chez lui, l’aurait saisie à la gorge en la menaçant de brûler sa voiture. Il a été jugé par le tribunal d’Argentan (Orne) ce mardi 25 mars 2025.
Violences verbales quotidiennes et dénigrements
Déjà condamné en janvier 2023 pour des faits de violences habituelles et menaces de mort sur conjoint, le prévenu, un septuagénaire d’Argentan est suivi par le juge d’application des peines. C’est dans ce cadre que le 8 juillet 2024, ce magistrat informe le procureur de la République que cet homme poursuit ses violences verbales quotidiennes et des dénigrements à l’égard de son épouse.
La consultation des fichiers de police permettait de faire état de dix interventions à son domicile, entre 2023 et 2024, pour des différends familiaux.
L’enquête de voisinage va, elle, faire ressortir que cette épouse a souvent été vue sur le seuil de la porte, excitée, en train de crier pour provoquer son mari.
Le prévenu, un homme de 72 ans, explique qu’il ne l’a pas serrée à la gorge, mais ce jour-là, il a simplement voulu la repousser et il est possible que sa main ait alors glissé. Elle mettait sur Facebook des propos injurieux et déplacés le concernant.
Elle m’inventait des relations extra-conjugales. »
Sur les faits, il affirme qu’il ne l’a pas enfermée. Elle n’était pas bien psychologiquement, il ne voulait pas qu’elle prenne sa voiture et pour l’en empêcher, il a fermé la porte d’entrée. Il précise que toutes les autres portes de la maison étaient ouvertes et qu’elle avait donc la possibilité de sortir. Pour sa voiture, il déclare qu’il ne veut pas la brûler, mais il souhaite que son épouse fasse le nécessaire pour la retirer de la voie publique. Il évoque des paroles en l’air sous l’énervement. C’est lui qui serait la victime.
Le procureur de la République requiert 5 mois de prison
Il précise que depuis sa jeunesse, elle souffre de troubles obsessionnels compulsifs et de paranoïa, une pathologie qui s’est aggravée avec le temps. Aujourd’hui, elle est en hébergement d’urgence dans la région de Flers.
« Cet homme était suivi dans le cadre d’un sursis probatoire, on attendait de lui un comportement particulièrement exemplaire », souligne le procureur de la République pour qui les faits de violences sont parfaitement caractérisés. En répression, il a requis une peine de cinq mois de prison.
Il sera finalement condamné à faire un stage sur la prévention et la lutte contre les violences au sein du couple et sexistes qu’il devra effectuer à ses frais dans un délai de six mois ou cinq mois de prison en cas de non-exécution outre l’interdiction de percevoir la pension de réversion.
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