Selon toute vraisemblance, le Rassemblement national tient sa tête de liste pour les élections municipales 2026 à Bordeaux. Joint par actu Bordeaux, le délégué départemental du parti Jimmy Bourlieux confirme avoir un nom en tête depuis des mois déjà mais à moins d’un an du scrutin, il nous répond qu’il est « encore trop tôt pour dévoiler son identité ». Seule confession qu’il concède : « Contrairement à ce qui a pu se faire par le passé, il ne s’agira pas d’une candidature de témoignage. » Sympa pour Bruno Paluteau, le candidat RN aux dernières municipales…
Autrement dit, le délégué départemental du RN ne veut pas de « candidature avec des perspectives électorales minces » mais si le parti a la dent dure envers le chirurgien-dentiste de profession, qui n’avait recueilli que 3,26 % des suffrages en 2020, il reste donc peu loquace sur son remplaçant… ou sa remplaçante.
Julie Rechagneux est pressentie
Car le nom de Julie Rechagneux revient avec insistance. Cette diplômée en droit public, âgée de 31 ans, est une valeur montante du RN. Conseillère municipale à Lormont et conseillère régionale, elle est aussi députée européenne depuis 2024 mais ne fait pas partie des eurodéputés à avoir été condamnés ce 31 mars dans l’affaire de détournement de fonds publics où Marine Le Pen comparaissait aussi.
« Je pense que c’est elle qui va y aller et je la vois bien passer au second tour », pronostique le politologue Jean Petaux, interrogé par actu Bordeaux. Dans le camp de Pierre Hurmic, de Thomas Cazenave ou de la droite représentée par Nathalie Delattre, on cite aussi l’eurodéputée RN comme la tête de liste la plus probable.
Alain Juppé, un allié de circonstances en 2001 et 2014
Pourtant, dans une interview sur France 3, Julie Rechagneux s’était déclarée candidate en 2026 pour la mairie de Lormont. Que faut-il en conclure ? Le Rassemblement national reste muet à ce sujet, malgré nos sollicitations, mais réitère son objectif d’intégrer le conseil municipal de Bordeaux en 2026.
Nous voulons faire entendre la voix des très nombreux Bordelais qui ne reconnaissent plus leur ville et qui refusent la dégradation, dans tous les domaines, de leur cadre de vie (sécurité, propreté, mobilité, logement…).
En 2001 et en 2014, le Rassemblement national (encore appelé Front national à l’époque) avait obtenu des conseillers municipaux mais c’était seulement dû aux victoires d’Alain Juppé dès le 1er tour, car il suffit dans ce cas de figure de recueillir 5 % pour avoir des élus.
« Une alternative crédible pour les Bordelais »
Ce scénario étant peu probable en 2026, le parti représenté par Jordan Bardella compte bien atteindre la barre des 10 %.
« Cette fois, nous partons bien plus renforcés sur la ville. Nos scores des dernières élections ont démontré que le Rassemblement National devient une alternative crédible pour de plus en plus de Bordelais. L’objectif de ces municipales sera de confirmer cette percée », conclut le délégué départemental.
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