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le récidiviste agresse sexuellement une femme de 69 ans et écope d’une peine de prison ferme

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Samedi soir, Marie-Odile s’accorde un moment à elle. Un moment rare depuis qu’elle s’occupe de son mari malade. Elle vient d’assister à un concert. 

Au sortir de la Collégiale de Vernon (Eure) pour regagner sa voiture, elle ne prête guère attention à cet homme qui la suit. Il presse le pas et la rejoint.

« Je veux faire l’amour avec vous »

Il demande quelques sous, qu’elle se désole de ne pouvoir lui offrir. Il insiste et prétend être SDF. Toujours aimable, elle contient son inquiétude grandissante et lui donne le numéro de la maraude, pensant ainsi éloigner l’importun. Alors qu’ils arrivent sur le parking, le forcené se déchaîne, plaque Marie-Odile contre sa voiture.

Il éructe : « Je veux faire l’amour avec vous. » Mais « j’ai 69 ans » se défend-elle. Il se frotte. D’une balayette, il projette sa victime au sol et, à califourchon, tente de maîtriser sa proie. Deux jeunes gens de 16 et 18 ans entendent les appels aux secours et mettent l’agresseur en fuite.

Quelques instants plus tard, la police arrête l’obsédé. La sexagénaire souffre d’un arrachement osseux au coude droit qui lui vaut un mois d’ITT.

L’homme debout dans le box des prévenus est petit et brun. Son visage est buriné par l’alcool. À l’entendre, c’est plus fort que lui. « Au début, je ne voulais pas l’agresser. Et puis je l’ai vue. Un truc se passe dans ma tête, je me rends compte que ça ne va pas, mais je continue. J’ai du mal à contrôler mon cerveau. Ça aurait été la même chose avec n’importe quelle femme. De base, je ne l’aurais pas fait. D’ailleurs, si la dame avait été présente, je me serais excusé. C’est quand je consomme. J’ai un problème avec l’alcool. »

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Depuis 2008, le Vernonnais enchaîne les condamnations. De peines de prison ferme en probations, c’est une litanie de tentatives infructueuses d’amender ce tempérament dionysiaque.

Dix-sept mentions à son casier judiciaire. Quasiment une par an jusqu’en 2019 où il écope de quatre ans de prison ferme pour agression sexuelle avec la mise en place d’un suivi sociojudiciaire.

Personnalité perverse

Les expertises psychiatriques décrivent une personnalité perverse, frustre et immature. Médecins et psychologues se mobilisent pour contrôler cette libido aux pulsions incontrôlées. À cet effet, des injections d’inhibiteurs de libido sont programmées tous les trois mois.

« Oui, mais je ne vois le coordonnateur qu’une fois par an. Et puis il me faudrait un psychiatre », objecte le prévenu, avant de poursuivre : « Ils savent bien que l’alcool me fait agresser. » Pour un peu, ce serait la faute des institutions.

La présidente Juliette Demaldent rectifie : « Vous avez permis cette situation. » En effet, depuis le mois d’août, l’individu esquive les injections et boit sans limites. C’est un comble.

Le réquisitoire du substitut du procureur, Théo Touzeau, passe en revue la litanie des précédentes condamnations et ne peut que prendre acte du risque élevé de réitération compte tenu de l’organisation perverse de la sexualité du prévenu.

En conséquence, le parquet requiert dix ans de prison ferme accompagnés d’un suivi sociojudiciaire de six ans à la levée d’écrou.

La peine est lourde. Me Kamel Bacha plaide avec courage afin de faire infléchir la balance pour que, dit-il, la peine ait un sens.

Six ans de prison ferme

Sans surprise, le tribunal juge le prévenu coupable et le condamne à une peine de six ans de prison ferme avec maintien en détention, accompagné d’un suivi sociojudiciaire de dix ans après la détention. La victime est reconnue partie civile. Les dédommagements sont renvoyés sur intérêt civil.

D’une certaine façon, la défense a été entendue dans la mesure où les quantums ont été inversés.



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