Ce n’est pas commun que d’être joueuse de handball professionnelle. En témoignent Lauryn et Maïwenn, deux membres de l’équipe féminine (N1F) du Rouen Handball (RHB). Les jeunes femmes dédient leur quotidien à la pratique et ont quitté beaucoup pour venir s’installer à Rouen (Seine-Maritime).
Lauryn vise les sommets
Lauryn est au RHB depuis cet été. Elle a atterri dans le club rouennais après quatre années passées en centre de formation de Nantes. Pour elle, le handball est une passion découverte très tôt : « J’en fais depuis l’âge de 3 ans. Ma mère en pratiquait et elle nous a mis dedans, avec mes sœurs ». Elle n’a jamais arrêté.
Son arrivée à Rouen n’était pas son premier souhait, mais elle en reste fière. « Je me suis fait les ligaments croisés l’année dernière et on sait tous que c’est difficile de s’en remettre, se remémore-t-elle. Nantes ne m’a pas laissé ma chance alors j’ai cherché un club. » C’est à Rouen qu’elle a eu la meilleure proposition. « Je veux monter haut et ce que le club proposait collait à mes ambitions », explique la jeune femme.
Ce que j’aime avec le hand, c’est que l’on rencontre plein de gens que l’on revoit sur des matchs. On fait des rencontres.
Lauryn est déterminée. Elle veut faire faire du handball son métier et souhaite monter en D2 voire en D1, les plus hautes divisions. Il faut dire qu’elle a quitté beaucoup pour suivre ses rêves. Originaire de Martinique, elle se retrouve loin de sa famille, dans une ville qu’elle ne connaît pas. Mais elle ne regrette pas : « C’est quelque chose que je kiffe. J’aime ce que je fais, j’aime le contact, voir du monde et me déplacer les week-ends ».
Maïwenn gravit les marches unes à unes
Maïwenn est originaire de l’Oise. Elle aussi a découvert le handball très jeune : « Ma mère faisait du hand. Elle m’a embarqué dedans et ça m’a plu ».
La joueuse a poursuivi en Pôle Espoir et est ensuite arrivée au Havre où elle est restée quatre ans. C’est un appel qui l’a emmenée à Rouen. « Le club m’a appelé. C’était une opportunité, car moi je descendais de D2 et j’avais justement le projet de remonter, explique Maïwenn, donc j’ai accepté. »
Le handball est un sport où il faut des valeurs de solidarité, de combativité et du dynamisme et ça me plaît.
Maiwenn prend plaisir tous les jours à venir faire du handball. Pour autant, elle « ne souhaite pas monter tout de suite ».
Quelle place reste-t-il pour les études ?
Le handball prend une place prépondérante dans la vie des filles. Avec près de 15 heures d’entraînements par semaine et des matchs le week-end, il peut être difficile de conjuguer la vie au club et la vie privée.
Avant d’arriver à Rouen, lorsqu’elle était encore en centre de formation, Lauryn a suivi des études et obtenu un CAP cuisine avec un complément pâtisserie puis BTS NDRC (Négociation et digitalisation de la relation clients). Mais elle admet que « c’était vraiment dur de suivre les études et le hand ». Cette année, elle se consacre entièrement au sport.
Maïwenn fait de même. Après avoir obtenu une licence d’économie au Havre, elle a pris une année de pause pour le handball. Mais si elle veut prendre son temps avant de monter de niveau dans son sport, c’est qu’elle espère bien reprendre les études en septembre. Elle confie vouloir s’inscrire en master de management.
C’est un rythme de vie qui n’est pas donné à tout le monde, mais les deux joueuses professionnelles réussissent à trouver leur rythme. « On a planning donc on s’organise en fonction de nos week-ends libres », précise Maïwenn. Lauryn ajoute qu’il faut tout de même « être passionnée pour faire ça et avoir du mental, car ça demande des sacrifices ».
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