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le propriétaire de 78 ans condamné



Les détails donnés sur les conditions de vie de ces familles étaient pour le moins effarantes, pour ne pas dire effrayantes. Rats, cafards, moisissures, dégâts des eaux non traités : c’était le lot quotidien des locataires d’un couple de propriétaires âgé, à Roubaix (Nord). Pour avoir fait courir aux occupants de leurs logements d’importants risques sanitaires, voire de mort immédiate, cet homme et cette femme de 77 et 78 ans ont été jugés à Lille le 6 mars dernier. Le tribunal de Lille a donné raison aux locataires victimes, et a dans la foulée dépossédé les prévenus de leurs biens immobiliers. L’homme a été condamné à une peine de prison avec sursis. Détails.

Familles logées dans des logements insalubres à Roubaix : le propriétaire de 78 ans condamné

Le tribunal a, dans un premier temps, relaxé la compagne dans l’affaire. Mais son mari, le propriétaire âgé de 78 ans, a été condamné, à 18 mois de prison avec sursis. Il devra indemniser certaines des victimes. En l’occurrence, un couple de quadragénaires qui a vécu dans un des logements insalubres avec ses trois enfants, aujourd’hui âgés de 15, 12 et 9 ans. Le propriétaire, que nous appellerons Ali*, devra verser à chacun des cinq membres 2000 € au titre du préjudice moral. 

La présidente du tribunal a également prononcé, ce 20 mars 2025, la confiscation pure et simple de deux immeubles appartenant au couple. L’un situé rue de Fontenoy à Roubaix et composé de 5 appartements, l’autre rue Saint-Jean, comprenant deux appartements. « Grâce à ces biens saisis immédiatement« , a informé la présidente, les locataires reconnus victimes pourront « faire une demande de dommages et intérêts ».

Ali devra, enfin, verser la somme de 5 143 € à la Ville de Roubaix. La collectivité avait mobilisé des agents de son service communal d’hygiène, pour effectuer des visites des lieux en lien avec les signalements rapportés à la préfecture du Nord. 

Pas de chauffage ni toilettes

Pour rappel, le septuagénaire a logé entre 2018 et 2022 et contre des loyers, des familles dans le besoin et d’origine étrangère. Dans le détail, deux familles syrienne et une famille roumaine, dont une dizaine d’enfants mineurs. La préfecture du Nord avait pourtant bien interdit au couple d’exploiter ses logements, présentant des risques trop importants. 

Lors de l’audience du 6 mars, le père de famille roumain avait mentionné l’absence totale de chauffage, des coupures d’eau et d’électricité, et des équipements élémentaires manquants. « Il [le propriétaire] s’en foutait, tout ce qu’il voulait c’était son argent. Il a ignoré nos demandes pour faire des travaux et on a installé des sanitaires nous-mêmes dans l’appartement », avait-il décrit.



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