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le plumassier d’un cabaret mythique de la capitale bientôt jugé pour viols sur mineur

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Pour ce spécialiste des plumes, la peine risque d’être très lourde. Un procès devant la cour criminelle de Paris pour viols sur mineur a été ordonné à l’encontre de Dominique de Roo, a appris l’AFP mercredi 12 février 2025 de source proche du dossier. Ce dernier a été le plumassier historique du Lido, cabaret mondialement connu dans la capitale.

Des « accusations graves »

Sollicitée par l’AFP, son avocate, Me Christine Méjean « ne souhaite pas s’exprimer sur une procédure judiciaire en cours ». Elle rappelle que « la présomption d’innocence de M. De Roo doit prévaloir ». M. De Roo « entend faire entendre sa voix face à des accusations graves » dans « le cadre de la procédure judiciaire à laquelle il contribue activement », a-t-elle ajouté.

Producteur et ancien danseur professionnel, Dominique de Roo a contribué pendant 50 ans aux costumes féériques du mythique cabaret des Champs-Élysées, dans sa boutique-atelier du Sentier. De nationalité belge, né en mars 1949, il accueille en 2007 chez lui à Paris, Baptiste, né en 1993 et qui rêve de devenir danseur.

Une relation d’emprise ?

Très vite, selon la plainte de Baptiste fin 2020, une relation « sous emprise » s’installe entre le plumassier et l’adolescent alors âgé de 14 ans. Fin 2024, un juge d’instruction a renvoyé Dominique de Roo devant la cour criminelle de Paris pour viols et agressions sexuelles sur mineur de 15 ans et par personne ayant autorité, corruption de mineur.

D’après l’ordonnance du 24 décembre, dont l’AFP a eu connaissance, Dominique de Roo « jouait de son prestige et de son influence pour impressionner » Baptiste en lui « promettant de l’introduire dans le milieu du spectacle parisien ». Le plaignant, souligne le juge, a « dépeint avec cohérence et précision sa relation […] caractérisée par une dynamique d’emprise ».

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« Je sais que je ne suis pas seul »

Le juge relève les « dénonciations constantes » et « circonstanciées » de Baptiste, en « grande vulnérabilité au moment des faits ». L’ordonnance note que si Dominique de Roo a contesté la plupart des faits et évoqué une « relation consentie », l’enquête « a permis de confirmer (son) attirance pour les mineurs », notamment à travers de témoignages.

Le juge note aussi que Dominique de Roo a « admis avoir dormi dans le même lit que Baptiste qu’il connaissait pourtant à peine et qui n’était âgé que de 14 ans ». « J’ai été le premier à oser porte plainte, et je sais que je ne suis pas seul. Libérez votre parole ! », a exhorté Baptiste, sollicité par l’AFP. « Un procès ne suffit pas à réparer une vie brisée. Nous avons besoin du soutien des institutions, qu’elles cessent de nous ignorer et prennent enfin leurs responsabilités », a-t-il demandé.

Avec AFP 



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