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« Le pire a été évité de justesse »



Lundi 17 mars 2025, aux alentours de 19h, un détenu pris en charge à Laxou, au sein de l’Unité hospitalière spécialement aménagée (UHSA), lieu dédié au traitement des pathologies psychiatriques, a tenté de s’évader.

Au sein d’un communiqué, le syndicat FO Justice de la maison d’arrêt de Nancy-Maxéville assure que « le pire a été évité de justesse ».

En sang, épuisé et suspendu aux fils barbelés, le détenu s’évanouit

Comme on peut le lire, le détenu, âgé de 30 ans, a profité d’un service de nuit restreint pour mettre en ouvre son « plan d’évasion méticuleusement préparé ».

Alors qu’il se trouvait dans la cour de promenade, à 19h, il est monté discrètement sur une table en béton et a sauté sur le grillage pourtant recouvert de barbelés. Ayant pris le soin de se procurer des équipements de fortune auprès d’autres détenus, il est parvenu à « atténuer ses blessures et à escalader jusqu’au sommet de la zone neutre ».

En sang, épuisé et suspendu aux fils barbelés, le trentenaire a chuté dans la zone neutre et s’est évanoui. « Sans cela, il était dehors », argue le syndicat.

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Il avait prévenu qu’il s’évaderait ou qu’il prendrait quelqu’un en otage

Des agents sont rapidement intervenus et ont menotté le concerné qui a ensuite été placé en chambre d’isolement. Condamné à une lourde peine, l’homme avait pourtant fait part de son projet. Il avait prévenu qu’il s’évaderait ou qu’il prendrait quelqu’un en otage.

Contactée par Lorraine Actu, Fadila Doukhi, déléguée nationale France Ouvrière Justice, se veut très claire : « On a eu chaud ! Tous les détenus de l’UHSA sont particulièrement dangereux. On a même des criminels », alerte-t-elle.

Un détenu avait déjà tenté de s’évader de l’UHSA il y a peu

Alors, comment cet homme a-t-il pu arriver si près de son but ? Pour Mme Doukhi, il est urgent et nécessaire que les détenus n’aient plus accès aux cours de promenade extérieures après 19h. Pour renforcer la sécurité, le syndicat FO réclame également l’installation complète de concertina (un type de fil barbelé) sur tous les grillages des cours de promenade afin de prévenir toute tentative d’escalade et d’évasion.

D’autant plus qu’il ne s’agit pas là d’un fait isolé. Il y a peu, une panne a touché les télévisions des détenus. Mécontents, ils ont fait part de leur intention de protester. Pourtant informée des risques, la direction de l’UHSA a refusé de supprimer la promenade du soir, toujours selon le récit de Mme Doukhi. Ainsi, deux détenus ont grimpé sur le toit de la guérite de la cour de promenade et un autre a escaladé les grillages et accédé au chemin de ronde en vue de s’évader. Trois agents armés d’un fusil à pompe ont été contraints d’intervenir.



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