Lundi 24 février 2025, il était environ 9h30 quand un gros incendie s’est déclaré dans un entrepôt de 2 000 m² de l’entreprise Rentokil Initial, situé 9, rue des Frères Boudé à Toulouse. Une entreprise dont l’activité principale est l’entretien et le nettoyage de locaux industriels.
Un entrepôt ravagé par le feu
L’entrepôt, qui contenait des produits insecticides (utilisés pour la lutte contre les nuisibles), a été ravagé par les flammes malgré l’intervention de 46 pompiers appuyés de 16 engins.
La toxicité du nuage de fumée à déterminer
Si le feu a été circonscrit aux alentours de 12h30, le stockage de certains produits dans le bâtiment a posé question et nécessité des investigations complémentaires pour déterminer la toxicité du nuage de fumée qui s’est dissipé dans l’air et a été vu à des kilomètres à la ronde.
« Le bâtiment contenait des produits d’entretien et des produits de type raticide ainsi que 16 bouteilles de Co2 », précisent ce lundi soir les pompiers de Haute-Garonne.
Des salariés évacués, d’autres confinés
Au vu des suspicions, les autorités n’ont pas pris de risque. « Cet incendie a nécessité l’évacuation immédiate des employés de l’entreprise présents sur le site lors du départ de feu. Un confinement des salariés des entreprises limitrophes (sur un périmètre de 500m par 200m) a en outre été mis en place, dès le début de l’incendie et jusqu’à son extinction complète », avait expliqué, dès l’après-midi, la préfecture.
Les premiers résultats d’analyse
Ce lundi soir, la préfecture donne les premiers résultats des analyses :
« Lors de l’incendie, 9 personnes ont été examinées par les secours sur place, notamment pour des irritations de la gorge. Leur état de santé n’a pas nécessité de prise en charge médicale supplémentaire. L’incendie et l’usage d’eaux d’extinction du feu n’ont eu pas d’incidences sur les captages d’eau potable. Quant aux premières analyses effectuées ce matin, elles n’ont pas révélé la présence de produits dit « organophosphorés », substances composées de phosphore pouvant être contenues dans les produits stockés sur le site.
D’autres analyses sont en cours « afin de confirmer ces premières constatations », complète la préfecture ce lundi soir.
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