L’auteur présumé du meurtre de Mathieu Meneghel, disparu depuis mars 2021 à Caplong, vient d’avouer les faits. Il s’agit du frère de la victime, originaire de Libourne et aujourd’hui âgé de 44 ans.
Après des années d’enquête, la section de recherches de la gendarmerie de Bordeaux a réuni assez d’éléments pour placer le Girondin en garde à vue, le 11 février 2025. L’homme a avoué les faits.
La disparition de la victime
C’est le frère de Mathieu Meneghel lui-même qui avait informé les gendarmes de sa disparition, le 5 avril 2021. Lors du signalement, il avait précisé que son frère alors âgé de 37 ans n’avait plus donné signe de vie depuis le 28 mars à Caplong, près de Pellegrue. Son labrador et sa voiture, une Renault Clio blanche, avaient disparu en même temps.
L’homme restant introuvable, une information judiciaire avait été ouverte en juin 2022 pour rechercher les causes de sa mort, puis pour des chefs « d’arrestation, enlèvement, séquestration ou détention arbitraires », explique le parquet de Bordeaux.
Une autre piste étudiée en 2023
Différentes pistes avaient alors été étudiées. En mars 2023, un homme de 37 ans avait été mis en examen par un juge d’instruction du pôle criminel de Bordeaux, des chefs « d’enlèvement, séquestration et détention arbitraires et homicide volontaire ». Le parquet précise que « plusieurs témoignages le désignaient en effet comme l’auteur de ces faits, sur fond de rivalité amoureuse ».
Alors que l’homme avait été placé en détention provisoire, « la poursuite des investigations techniques ne confortait pas sa participation à cet homicide volontaire ». Le 30 mai 2023, il a donc été remis en liberté.
La piste familiale
Les gendarmes ne se sont pas pour autant arrêtés là. Ils ont décidé d’examiner la piste familiale de manière plus approfondie, et ont émis des doutes quant aux activités du frère de la victime : le lendemain du meurtre, il s’est débarrassé de trois tonnes de ferraille – vraisemblablement les restes du véhicule disparu.
L’homme a donc été placé en garde à vue le 11 février. « S’il a commencé par nier toute implication dans la disparition de son frère, il a fini par avouer le meurtre de celui-ci », explique le parquet.
Que s’est-il passé le jour du meurtre ?
Selon les déclarations du meurtrier présumé, le jour des faits, il s’est querellé sur la propriété familiale avec son frère « pour un motif futile ».
La tension montant, il indique être rentré chez lui pour récupérer un fusil de chasse et l’armer de deux cartouches. Il affirme ensuite avoir tiré en direction de son frère alors qu’il quittait les lieux, l’atteignant au flanc gauche, avant de constater sa mort.
Lors de sa garde à vue, le Girondin explique qu’il a ensuite placé le cadavre de la victime dans le véhicule avant de l’incendier. Il a « fini par tuer d’un coup de carabine le chien de son frère. » Le lendemain, il a dissimulé la carcasse de la voiture dans une casse automobile.
Peu après les faits, il s’est confié à sa tante, qui vivait sous ton toit. C’est elle qui a caché les deux armes à feu qu’il a utilisées pour tuer Mathieu Meneghel et son chien.
Devant la justice
L’auteur présumé du meurtre a été déféré le 13 février devant un juge d’instruction et a été mis en examen pour « assassinat » et « modification des lieux d’un crime pour faire obstacle à la manifestation de la vérité ». Il a été placé en détention provisoire.
Sa tante, âgée de 67 ans, a été mise en examen des chefs de « non dénonciation de crime » et de « modification des lieux d’un crime pour faire obstacle à la manifestation de la vérité », et a été placée en détention provisoire.
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