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le mari violent condamné à Brest

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Ce mardi 28 janvier 2025, un homme de 45 ans comparaissait pour violences et harcèlement sur sa femme devant le tribunal de Brest. Durant l’audience, la victime n’a pas réussi à contenir ses larmes, relatant à la barre son « cauchemar ». Elle a compté les jours : 159 jours. « Ces 159 jours m’ont détruite », suffoque-t-elle.

Son supplice a pris fin le 27 novembre avec l’intervention des policiers. Ce sont les voisins qui ont donné l’alerte, craignant pour sa vie.

« Dans un isolement total »

Le couple est marié depuis 2014, parents de deux petites filles de 7 et 8 ans, dont l’une est polyhandicapée et requiert une attention constante. La mère de famille fait également face à des problèmes de santé, handicapée à 80 % suite à une opération. Un quotidien parfois lourd à porter.

En août 2024, la situation s’est envenimée suite à un texto envoyé par un ancien petit ami de la victime. Provoquant l’ire du mari, persuadé de l’infidélité de sa compagne. Il l’accuse notamment de l’avoir trompé avec l’un de leurs voisins. Ce qu’elle réfute.

La victime évoque alors des interrogatoires menés des nuits durant : « Je racontais n’importe quoi pour qu’il me laisse tranquille mais ça ne marchait pas. » Son avocate, maître Bernard, décrit une femme apeurée, sous emprise. « Elle était dans un isolement total, elle n’avait plus de téléphone, plus de contact avec sa famille. Elle a perdu 40 kg ». La magistrate pointe les ecchymoses découvertes sur le corps de sa cliente, jusqu’à son dentier cassé. S’appuie sur des témoignages dont celui de leur fille de 8 ans corroborant les dires de sa mère.

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« Un homme dangereux »

Le mis en cause, placé en détention provisoire, nie les faits, en bloc : « Je n’ai jamais été violent ni méchant avec elle. Je prenais soin d’elle ». Le quadragénaire, déjà condamné pour violences et séquestration sur son ex-compagne, se perd dans les explications.

« Il nous a assommés avec ses divagations, ses grands discours mensongers et pathétiques », plaide Véronique Wester-Ouisse, représentant le Ministère public. Elle dénonce « un comportement qui n’est pas éloigné de la barbarie », énumérant « les menaces, les privations pour sortir de chez elle sauf pour aller chez le médecin, les fenêtres fermées… ». « C’est un homme dangereux, incapable d’une quelconque remise en question », estime la vice-procureure, en requérant à son encontre trois ans d’emprisonnement.

« Nous sommes dans l’exagération. La séquestration et la torture n’existent pas », insiste Marine Garrec, avocate de la défense, regrettant une « vérité à géométrie variable ». Le tribunal a condamné son client à quatre ans d’emprisonnement dont 18 mois avec sursis probatoire de deux ans et a prononcé le retrait de son autorité parentale.



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