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le maire en appelle à la responsabilité des parents

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Des poubelles qui brûlent. Des tirs de mortier. Le quartier du Buisson de Magny-les-Hameaux (Yvelines) serait-il en train de renouer avec son passé peu glorieux ? Une époque dépassant la décennie où l’endroit était le siège des incivilités et des violences urbaines ? Certains habitants se sont posé la question après ces événements datés du dimanche 16 février 2025 au soir.

Que s’est-il réellement passé et pour quelle raison des jeunes du quartier ont-ils décidé de passer à l’action ? Ce n’est pas vers le groupement de gendarmerie des Yvelines qu’il faut se tourner pour avoir les réponses. « Pas de commentaire », a répondu l’institution à 78actu.
Sur Facebook en revanche, dans le groupe Tu sais que tu viens de Magny-les-Hameaux quand, on en apprend plus. Dès le samedi soir, des jeunes seraient rentrés dans le gymnase Delaune, actuellement en rénovation, puis repartis avant l’arrivée des forces de l’ordre. Ils auraient tenté de recommencer le lendemain. Sans succès. La suite est cette nuit animée.

En soi, ces événements n’ont pas causé de gros dégâts matériels. Ils ont surtout attisé l’exaspération des riverains. Sur place, les rares personnes qui ont accepté d’en parler espèrent que cela ne soit « qu’un épisode pendant les vacances. » Lorsque d’autres estiment que les jeunes ont agi par ennui et dans l’idée de trouver un endroit ou simplement se regrouper.


Les langues se délient sur Facebook

Sur les réseaux sociaux, le ton est tout autre. Beaucoup n’hésitent pas à pointer du doigt la responsabilité des parents. « On se demande ce qu’ils font », soutient une abonnée à la page Facebook.

D’autres évoquent leur dégoût. « On est partis il y a plus de 10 ans. On a craqué », commente une internaute. Une autre évoque aussi son récent départ de la ville. « Enfin déménagée depuis quelques jours ; en cause principale ce quartier. Je me dis ouf pile au bon moment. Arrivée sans le vouloir vraiment, il y a à peine 3 ans, le quartier m’a rapidement dégoûtée. Remise en vente très rapidement de la maison […] J’ai juré que si la maison ne se vendait pas je payerai une location d’appartement en parallèle. Car en dehors des coups de pression trimestrielle, les jeunes passent leurs temps à traîner dans les rues sans but. Pour ma part grosse vente à perte, premiers acquéreurs on accepte et basta. Sinon c’était double loyer alors… C’est vraiment dommage car j’ai beaucoup apprécié la ville de Magny. »

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« Le constat est désolant »

Son ancienne voisine lui répond :

« Le constat est désolant. Vous êtes la troisième famille à quitter cette avenue sur les sept, ça fait beaucoup !!! La mise en place d’une police municipale ou autre dans ce quartier aurait été judicieuse mais non tout est au niveau du centre-ville, police municipale, gendarmerie, là où tout est calme. »

Les deux partagent ce sentiment désolé face au potentiel des lieux : proche de la nature, l’école à pied, des commerces de proximité.

Ce que le maire répond

Du côté de la mairie, l’idée est plutôt de temporiser. « Nous ne sommes pas dans une situation totalement dramatique et incontrôlable comme on l’a connu autrefois. Ce n’est pas un quartier où l’on est en insécurité. Dimanche soir, nous étions trois élus, à pied dans le quartier, et il ne nous est rien arrivé », précise le maire. Bertrand Houillon assure être allé à la rencontre des jeunes pour discuter, suite à ces poubelles brûlées : « Cela a apaisé les choses ».

À qui la faute ? Pour l’élu, ces événements sont surtout à mettre sur le compte du « non-suivi au niveau familial. Certains ne font pas attention à ce que font leurs gamins en les laissant sortir le soir. » Il en profite pour rappeler le dispositif qu’il a mis en place.

« Il s’agit de convoquer les parents et les enfants pour leur redire leur obligation de surveillance et les risques qu’ils prennent, du point de vue financier et dans le suivi éducatif qui pourrait être fait. »

Lors de ces rencontres Bertrand Houillon assure aussi brandir le drapeau de « la rupture de bail en logement social, en cas de condamnation. Cela a déjà été fait par le passé. Et ça, tout le monde le comprend très vite. »

Le maire n’abandonne pas pour autant le principe de la main tendue. « Nous avons un service d’action sociale pour accompagner ceux qui auraient des difficultés avec leurs enfants. »



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