Un homme de 48 ans a été jugé pour le viol de son ancienne compagne et pour des violences à son endroit dans la nuit du 25 au 26 décembre 2022, à Coulaines (Sarthe).
Il viole et frappe son ancienne compagne
La victime, lourdement blessée, avait dû être opérée d’urgence. Ce devait être une nuit de fête. Ce fut une nuit de terreur. Le 25 décembre 2022, un Sarthois s’en est pris à sa compagne à Coulaines et l’a violée. Il a poursuivi avec les coups, la rage, la brutalité.
Sa mâchoire fracturée, la femme ne pourra plus parler ni manger sans douleur pendant des semaines. Et pourtant, malgré les blessures, l’homme aurait poursuivi le viol, photographié la scène, puis contraint la victime à se laver, comme pour effacer la trace de ce qu’il venait de faire.
Le lendemain, elle est admise à l’hôpital du Mans. Le verdict médical est sans appel : double fracture de la mâchoire, intervention chirurgicale d’urgence, incapacité totale de travail de 39 jours.
Un besoin de dominer et une volonté de briser
Lors des débats, l’avocate générale a dressé le portrait d’un homme enfermé dans une logique de domination. Ce n’est pas seulement la violence qui l’anime, mais une volonté de briser, de faire taire.
Elle s’est appuyée sur les clichés saisis dans le téléphone de l’accusé : le visage tuméfié de la victime, son sang, ses larmes. « Ce n’était pas une perte de contrôle, a-t-elle insisté. C’était une mise en scène, une volonté de marquer son pouvoir. »
Elle évoquera aussi cette scène de la douche imposée, qui rappelait, selon ses mots, « une manière d’agir sur un enfant, comme s’il fallait nettoyer ce qu’on venait de salir. »
Déni et confusion en défense
À la barre, l’accusé admet avoir frappé, mais minimise. Trois gifles, selon lui. Le viol ? Il le nie. Il parle d’un rapport consenti. Et pourtant, il reconnaît la violence, et la relation.
Alors comment croire qu’elle aurait pu consentir, immédiatement après avoir reçu un coup si violent qu’il lui a brisé la mâchoire ? interroge le ministère public. L’accusé ne peut apporter des réponses. Pour sa défense, Me Donya Forghani a demandé que l’accusé soit acquitté.
12 ans de réclusion criminelle
Après délibération, la cour tranche. L’accusé est reconnu coupable de viol. L’acquittement est en revanche prononcé sur les violences volontaires.
Il écope donc de douze années de réclusion criminelle et dispose de 10 jours pour faire appel.
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