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le gendarme qui conduisait l’Alpine mis en examen



L’accident ayant fait deux morts, samedi 21 décembre dernier, sur l’A709, dans le sens Béziers-Nîmes au niveau de Saint-Aunès, à l’Est de Montpellier vient d’avoir des prolongements judiciaires, selon des informations parues sur les réseaux sociaux.

Le gendarme de l’escadron départemental de sécurité routière de l’Hérault -EDSR 34- qui conduisait l’Alpine, cette voiture d’une brigade d’intervention rapide -BRI- affectée au peloton d’autoroute de Poussan et à bord de laquelle se trouvait comme passager au autre militaire de la gendarmerie, a été mis en examen pour le délit routier d’homicide involontaire par le juge d’instruction qui conduit l’information judiciaire. Il avait été interpellé et placé en garde à vue au lendemain de l’accident, où un motard de 30 ans qui résidait à Castries et sa passagère âgée de 17 and qui était domiciliée à Saint-Just ont trouvé la mort. 


Les investigations se poursuivent activement sur commission rogatoire du magistrat instructeur pour lever des zones d’ombre : samedi 21 décembre, vers 22h15, une course-poursuite s’était engagée entre une moto et l’Alpine de la gendarmerie sur l’autoroute A 709, depuis la barrière de péage de Saint-Jean-de-Védas, jusqu’au niveau de la bretelle de sortie de Baillargues-Vendargues, dans la commune de Saint-Aunès, une poursuite à très vive allure.

Excès de vitesse

Les gendarmes avaient pris en chasse le motard car il venait d’être contrôlé à 139 km/h sur cette portion de l’A709 limitée à 90 km/h. Mais que s’est-il passé une vingtaine de kilomètres plus loin, alors que le motard refusait d’obtempérer aux gendarmes ? Il est établi qu’au cours d’un changement brutal de voie, l’Alpine des forces de l’ordre n’a pas directement percuté par l’arrière la moto, mais qu’elle a violemment heurté une voiture devant elle, qui, à son tour a été projetée sur l’engin, qui a fini sa course contre un obstacle.

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Pas de permis

C’est le bureau des enquêtes judiciaires -BEJ- de l’Inspection générale de la gendarmerie nationale -IGGN-, l’équivalent de l’IGPN, « la police des polices » qui continue ses auditions, analyse des constatations et exploitation des caméras de vidéosurveillance du Groupe Vinci qui équipent l’A709. L’enquête révèle par ailleurs, que le pilote de la moto n’était pas titulaire du permis de conduire, ce qui expliquerait son refus d’obtempérer et le fait d’avoir voulu semer la voiture de la brigade rapide d’intervention de l’EDSR 34.

Le gendarme qui conduisait l’Alpine a été laissé libre, après sa notification de sa mise en examen et serait astreint à un contrôle judiciaire.



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