jnews.fr

le DIPN Benoît Desmartin officiellement installé par le directeur général de la police


Une cérémonie royale sur la place éponyme, dans les Jardins du Peyrou, ce lundi 17 mars 2025 en fin de matinée, à Montpellier : trois mois après sa prise de fonction, le contrôleur général Benoît Desmartin a été officiellement installé directeur interdépartemental de la police nationale de l’Hérault -DIPN 34- par Louis Laugier, le directeur général de la police nationale.


En présence de la ministre des Anciens Combattants Patricia Mirallès, de nombreuses personnalités civiles -maires, sénateurs, etc.-, de responsables de la police nationale du département -dont le numéro 2, le commissaire divisionnaire François Bargel- et du Gard, de la police judiciaire, de la police municipale, les sapeurs-pompiers du Sdis 34, des procureurs et procureurs adjoint des tribunaux judiciaires de Montpellier et de Béziers et de militaires, une revue des forces de l’ordre et de sécurité, drapeau tricolore en tête, s’est déroulée avec le préfet de l’Hérault, François-Xavier Lauch, après La Marseillaise et avant le dépôt de trois gerbes sur une stèle.

Huit récipiendaires 

Ce fut l’occasion de décorer huit policiers nationaux : Mourad B., brigadier chef de la médaille de bronze pour acte de courage et de dévouement : en août 2024, hors service, à Saint-Georges-d’Orques, il a sauvé un homme attaqué et cruellement mordu par un chien. Yves Eric P. commandant de police de la médaille de bronze pour acte de courage et de dévouement. Mme Dalia B. brigadier chef de la médaille de bronze pour acte de courage et de dévouement. Laurent R. major de police de la médaille de bronze pour acte de courage et de dévouement. Laurent N. brigadier chef  de la médaille de bronze pour acte de courage et de dévouement et Thierry R., brigadier chef de la même médaille.

Le préfet de l’Hérault et le directeur général de la police nationale saluent les forces de police (©JMA / Métropolitain)
Vidéos :

Enfin, Christan M., brigadier chef a été décoré de l’Ordre national du mérite, tout comme Philippe Tireloque, le directeur national de la Sécurité publique. Le patron des 1 700 policiers du département répartis dans les circonscriptions de Montpellier, Béziers, Sète et Agde. Les personnalités présentes sont venus chaleureusement féliciter Benoît Desmatin qui a déjà eu l’occasion de commander l’ex-sûreté départementale de l’Hérault, devenue le Service local de police judiciaire -Slpj- et le commissariat de Béziers.

Voilà une nouvelle et belle étape dans la carrière de ce fils de fonctionnaire, qui est allée embrasser sa maman de 88 ans, encore alerte, qui avait tenu à être là pour cet événement.

On a ainsi pu voir un échange amical avec le maire de la sous-préfecture, Robert Ménard et son épouse. « Nous gardons un excellent souvenir du commissaire central Benoît Desmartin, notamment pour l’organisation exemplaire et irréprochable de la Feria », nous a glissé Robert Ménard.

Robert Ménard, maire de Béziers et son épouse ont félicité Benoît Desmartin (©JMA / Métropolitain)
Dépôt de trois gerbes devant la stèle au Peyrou (©JMA / Métropolitain)

La venue à Montpellier du directeur général de la police nationale a été l’occasion pour le syndicat Un1té de l’Hérault de demander une courte audience, qu’il a accepté. Louis Laugier a donc reçu une délégation à l’hôtel de police, avant la cérémonie sur la place Royale du Peyrou qui lui a fait de la crise que traverse les services d’enquête et d’investigation, depuis le refus par le ministre de l’intérieur de mettre en oeuvre l’expérimentation de la semaine à quatre jours, qui a fait ses preuves en Occitanie.

« Il y a un manque colossal d’enquêteurs dans les services idoines et c’est le cas à Montpellier : par exemple, de 12 en 2023, la brigade des cambriolages du Slpj est passé à six, au bureau de police de la Mosson, ils étaient 17 en 2020, ils ne sont plus que huit et ces policiers qui traitent les affaires les plus sensibles et de longue haleine travaillent avec des logiciels obsolètes. Il est urgent de leur fournir un outil de travail performant », révèlent les responsables d’Un1té de l’Hérault.

« Plus de 500 dossiers par tête »

Ils ajoutent que, « ces enquêteurs gèrent un stock de plus de 500 dossiers par tête, vous imaginez ? ». Le syndicat Un1té a demandé au directeur général de la police nationale « de prendre en compte ces revendications et à mettre en oeuvre les mesures nécessaires pour améliorer les conditions de travail des enquêteurs de l’investigation, de la police technique et scientifique, et à garantir l’efficacité de la justice dans le département ». Un document a  été remis à Louis Laugier listant toutes les revendications qu’il a promis de faire remonter au ministre Bruno Retailleau. En attendant, le syndicat maintient la pression en organisant des rassemblements devant les commissariats cette semaine en Occitanie, notamment à Toulouse et en région Paca, à Avignon, après l’Hérault et le Gard.



Source link
Quitter la version mobile