Home Faits Divers le début d’une série de violences en Vendée

le début d’une série de violences en Vendée

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Il a 39 ans et il présente 26 mentions depuis 2006 à son casier judiciaire. Principalement pour violences, violences aggravées, violences avec arme. Mais aussi pour des affaires de stupéfiants. Sa dernière condamnation remonte à 2021. Tous ces épisodes lui ont valu quelque quinze années d’incarcération.

Mardi 25 mars 2025, sorti de prison il y a tout juste un mois, il est de nouveau entendu au tribunal des Sables-d’Olonne.

Trois jours de violences

Tout a débuté le vendredi 21 mars 2025 en fin de journée. Il se rend à L’Île-d’Olonne chez une connaissance, le locataire d’une maison. Il demande à percevoir le montant des loyers en dédommagement de travaux effectués. Le locataire n’est pour rien dans cette affaire, c’est un différend avec le propriétaire qui doit être réglé. 

Le ton monte très rapidement. Le prévenu frappe violemment le locataire, qui plus est devant les enfants. La longue et violente bagarre se termine dehors, avec un autre homme, également une connaissance qui, elle aussi, est frappée. Coups de poings, coups de pied à terre. Les interruptions totales de travail vont jusqu’à quinze jours.

Gendarmes insultés et menacés

Samedi 22 mars, les gendarmes localisent le prévenu et se présentent à son domicile. Personne ne répond. La porte est forcée pour voir si le logement est effectivement vide. Il l’est. De retour en gendarmerie, les forces de l’ordre arrivent à entrer en contact téléphonique avec le prévenu.  Les gendarmes lui demandent de se rendre à la brigade des Achards. Mais lorsque l’individu se rend compte de la casse de la porte d’entrée, il entre dans une véritable colère. Un gendarme est copieusement insulté et menacé de mort.

Vidéos :

Ultime épisode avant l’interpellation, dimanche 23 mars : le prévenu se rend chez l’un de ses frères. Il veut parler, le frère refuse. Une nouvelle fois, il ne se contrôle pas et c’est un déferlement de coups sur son frère. C’est chez ce dernier qu’il sera finalement interpellé avant d’être placé en garde à vue. Avec toujours le même constat : « Quelqu’un vous résiste, vous employez la violence « .

Particulièrement serein, malgré des coupures de paroles et quelques invectives, le président Franc Ngouma Ondo peut terminer son audiencement en résumant :

« On note ici une banalisation inquiétante de la violence. »

Un délinquant  » d’habitude « 

Partie civile pour les frappés et blessés, Me David Potier clame ses certitudes : « Des blessures visibles, et ce, devant des enfants « , « Aucune remise en cause, cet homme est très dangereux. » « Il se fait justice lui-même. » « Il se moque des décisions des juges. »

Tout aussi affirmatif sur la dangerosité du prévenu, le ministère public parle  » d’un profil inquiétant  » et reprend tous les épisodes de  » ces violences aggravées parties de la volonté de récupération de loyers d’une maison sur laquelle il n’a aucun droit. » Avec  » la volonté de montée en puissance d’un délinquant d’habitude particulièrement violent « . Six ans de prison dont un avec sursis probatoire est requis.

Pour la défense du prévenu, Me Manuela Riteau se pose des questions, précise que les insultes, violences, menaces de mort « sont reconnues, mais comment peut-il en être autrement pour celui qui a vécu un enfer semblable depuis son enfance ? La violence était la banalité dans la famille ».

Le tribunal a condamné le prévenu à cinq ans de prison ferme avec mandat de dépôt. Il a interdiction de contact avec les victimes et interdiction de se présenter devant leur domicile et lieu de travail à moins de 500 mètres, pendant trois ans.



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