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Le Cotentinois Léo Grisel, champion du monde de vélo… sur neige !

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Le vététiste de la Manche Léo Grisel (22 ans) a été sacré champion du monde de snow-bike, en Savoie, le samedi 8 février 2025. Voici cinq choses à savoir sur lui.

Il n’avait jamais roulé sur la neige

C’est ce qu’on appelle apprendre vite sa leçon ! Alors qu’il n’avait jamais expérimenté le snow-bike et qu’il a simplement fait une session d’entraînement avant la compétition, Léo Grisel s’est emparé du maillot arc-en-ciel de la spécialité, en catégorie slalom en duo.

« Le sélectionneur de l’équipe de France m’a branché là-dessus il y a un mois, en me disant que ça pouvait me convenir. Et effectivement, ça convient bien à mon style de pilotage », confie le Vauvillais, surpris par son adaptation rapide à cette discipline « très spécifique », où les trajectoires et l’adhérence n’ont rien à voir avec les compétitions de VTT auxquelles il a l’habitude de participer.

Le voilà désormais détenteur de l’iconique tunique irisée, comme Tadej Pogacar (route) ou Mathieu Van der Poel (cyclo-cross). « C’est quand même la classe ! », se marre l’ancien élève du lycée Millet.

Il voyage partout dans le monde

La pratique du VTT à haut niveau permet à Léo Grisel de voyager (États-Unis, Pologne, Suisse, Italie…) pour participer à la Coupe du monde.

Après des débuts timides sur le circuit international, il a intégré le Top 40 au général l’an passé et vise le Top 30 en 2025. « Ce serait la suite logique », dit-il, motivé également à l’idée de briller en Coupe d’Europe qui débutera en avril au Portugal.

Il rêve de passer pro

Malgré ses bons résultats, avec notamment un titre de champion de France par équipes, Léo Grisel ne gagne pas encore pleinement sa vie de sa passion.

Je suis à la limite de pouvoir en vivre. Je suis dans le Top 50 mondial, et ce sont les 20 ou 30 premiers qui sont confortables financièrement. Le rêve est d’être enrôlé par une grosse structure. Je n’en suis plus très loin, ce n’est pas le moment de lâcher !

Léo Grisel

En attendant, il est contraint de multiplier les petits boulots l’hiver (maçon, facteur…) afin d’assumer une partie de ses frais, estimés à environ 15 000 euros pour une saison. « Les déplacements, le matériel… Ça coûte cher comme sport. Heureusement, j’ai des sponsors, je suis aidé par des entreprises locales », précise l’ancien licencié du Team Bricquebec Cotentin, désormais dans un club basé en Savoie.

Il a débuté grâce à Ambroise Hébert

Après avoir débuté par le BMX à Querqueville (commune déléguée de Cherbourg-en-Cotentin), Léo Grisel a découvert le VTT grâce à Ambroise Hébert, la référence locale de la discipline. « J’avais sympathisé avec lui par hasard et il m’avait convié à une sortie du côté du bois de La Glacerie. J’ai aussitôt adoré et je n’ai plus jamais arrêté ! », souligne ce pilote aguerri, devenu un parfait ambassadeur de son sport.

« C’est exceptionnel la descente ! C’est très fun au niveau des sensations. Et ce n’est jamais les mêmes pistes. » Il ne cache pas toutefois se faire « quelques frayeurs » quand il déboule pleine balle, à près de 90 km/h au milieu des arbres. 

En snow-bike, j’ai même fait une pointe à 110 km/h ! C’est un peu stressant pour mes parents… 

Léo Grisel

Il aime les sports extrêmes

Léo Grisel n’a pas choisi le football, au grand dam de son grand-père, le regretté Roger Besselièvre qui a donné son nom au stade de Bretteville-en-Saire. « Mais je suis quand même passionné de tous les sports, surtout les sports extrêmes ! », indique le jeune homme, « baigné dans le milieu du vélo » durant son enfance, avec un papa, Patrick, ancien compétiteur sous les couleurs de l’UST Équeurdreville.

« Je fais aussi du moto-cross régulièrement à Rauville-la-Place. Pour se faire les bras durant la préparation hivernale, il n’y a pas mieux ! »





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