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le concubin se rend à la gendarmerie, trois jours après des violences



« L’alcool me fait commettre des bêtises. » Mardi 4 février 2025, un homme de 40 ans a comparu au tribunal de Quimper (Finistère) pour des violences sur sa compagne et un de leurs voisins. Chacun s’est vu prescrire 15 jours d’incapacité totale de travail.

Les violences ont lieu le 28 janvier en milieu d’après-midi. Une dispute éclate au sein du couple. Le prévenu, fortement alcoolisé, attrape Madame, lui tire les cheveux et la projette au sol.

Coups de poing au voisin

Entendant des hurlements, un voisin de 70 ans tente de s’interposer et reçoit « une dizaine de coups de poing » au visage. Il réussit tout de même à alerte les gendarmes.

Lorsqu’ils arrivent, le prévenu est parti en voiture. Trois jours plus tard, il s’est rendu lui-même à la gendarmerie, avec Madame. « J’étais au bord du canal. J’ai pris le temps de réfléchir à mes actes. Cela m’a bien calmé. J’ai pris conscience que je dois m’éloigner. »

« Un acte isolé » ?

Le couple a une douzaine d’années de vie commune. À son procès, Monsieur a reconnu l’ensemble des violences. Madame était présente : « Il fallait arrêter l’escalade. Pour moi, c’était un acte isolé. Je veux surtout qu’il se soigne. » « Il faut l’entendre », a insisté l’avocate de la défense.

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En 2021, il y a tout de même une précédente condamnation pour violences conjugales sur la même femme. En tout, le quadragénaire a six mentions à son casier, principalement pour des délits routiers sur fond d’alcool.

L’alcool n’explique pas tout et n’excuse rien.

Le procureur.

Le prévenu évoque des cures mais un suivi addictologique en pointillé. La présidente n’est pas convaincue : « Vous nous dites que la qualité de votre suivi ne vous a pas satisfait. Et lors de votre stage de sensibilisation aux violences conjugales ? Ils ne vous ont pas dit que c’était mal de tabasser sa femme ? »

Neuf mois de prison ferme

L’intéressé est reparti en détention à l’issue de son procès. Conformément aux réquisitions du parquet, le tribunal l’a condamné à neuf mois de prison ferme et neuf mois avec un sursis probatoire de deux ans, avec interdiction de contact et de paraître au domicile des victimes.



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