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le bal est ouvert à droite mais une candidature mène la danse, selon ce politologue

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Même s’il n’était pas le candidat officiel de la droite pour les élections municipales 2026 à Bordeaux, Nicolas Florian faisait figure de candidat naturel de par son statut d’ancien maire. Son décès soudain, le 26 janvier 2025, a rebattu les cartes et depuis le 18 février, les candidatures se multiplient pour être le chef de file de l’opposition au prochain scrutin.

Thomas Cazenave a dégainé le premier. Comme en 2020 où il s’était allié à Nicolas Florian au second tour, le député macroniste et conseiller municipal voulait encore jouer la carte de l’union du centre et de la droite en 2026. Restait à voir qui serait choisi comme tête de liste parmi les forces en présence.

« Des candidatures amenées à disparaître »

Le 18 février, trois semaines après le décès de l’ancien maire, Thomas Cazenave a fait comprendre clairement dans la presse qu’il était candidat. Une communication qui est mal passée d’ailleurs, parmi les proches de Nicolas Florian.

Un mois plus tard, trois personnalités de la droite se sont aussi positionnées officiellement : Pierre De Gaétan Njikam, Alexandra Siarri et Nathalie Delattre. Tous sont conseillers municipaux au sein de Bordeaux Ensemble, le groupe d’opposition de la droite dont faisait partie l’ancien maire défunt.

Une multiplication des candidatures qui interroge. Pour le politologue Jean Pétaux, les deux premières parmi les conseillers municipaux de Bordeaux Ensemble ne sont que des « candidatures de témoignage ou de placement, qui sont amenées à disparaître ».

Selon lui, elles consistent à dire : « Je suis là, j’existe, j’ai des soutiens. J’ai une certaine valeur marchande politique donc il faudra faire appel à moi quand il s’agira de composer le haut de la liste. »

Thomas Cazenave, pénalisé par son étiquette ?

En revanche, Jean Pétaux donne beaucoup plus de crédit à Nathalie Delattre « parce que c’est une ministre en exercice, parce c’est une personnalité de consensus qui peut ratisser large, y compris chez les macronistes, et parce qu’elle vient d’être élue présidente de l’intergroupe municipal de la droite ».

Le politologue lui voit même une longueur d’avance sur Thomas Cazenave : « Ce sera compliqué de porter un dossard macroniste aux prochaines municipales. Par ailleurs, son nom reste associé aux stigmates du déficit budgétaire national, même s’il n’en est absolument pas responsable », explique-t-il en référence à son passage à Bercy en tant que ministre délégué aux Comptes publics (2023-2024).

« Et si vous me poussez dans mes retranchements, je vous dirais volontiers que Nathalie Delattre est sans doute une meilleure tête de liste que Nicolas Florian », ose Jean Pétaux.

« Maintenant qu’il est décédé, et c’est la loi du genre, il est paré de beaucoup de qualités, poursuit-il. Certes, il en avait énormément mais il faut quand même rappeler, y compris dans son propre camp, que beaucoup le voyaient battu s’il se présentait aux prochaines élections parce qu’il était durablement dévalorisé et affaibli par sa défaite de 2020. »



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