Home Faits Divers l’auteur « à la personnalité touchante » condamné

l’auteur « à la personnalité touchante » condamné

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Un cuisinier de 36 ans originaire d’Angers (Maine-et-Loire), qui a poignardé un homme au niveau du cœur dans la nuit du 21 au 22 mars 2025 à Rennes (Ille-et-Vilaine), a été condamné ce mardi 25 mars 2025 pour ses « violences volontaires » avec « usage d’une arme » et en « état d’ivresse manifeste ».

Une soirée amoureuse qui dérape

Vendredi, Camille et sa compagne étaient venus assister à « trois concerts » dans un bar sur le campus de Beaulieu de l’université de Rennes quand cette dernière revoit un homme qu’elle avait rencontré en août 2024. « Très alcoolisé », ce dernier lui avait « sauté dans les bras » et « ne la lâchait plus ».

Lorsque la compagne de Camille sort récupérer de l’eau et de l’argent dans le camion de son compagnon, l’homme rencontré quelques mois plus tôt la suit, ce qui agace le compagnon de la jeune femme.

Ce dernier, cuisinier saisonnier, était en couple avec elle depuis six mois. Il l’avait rejointe sur Rennes depuis peu et a, ce soir-là, bu « plusieurs bières ».

Il a « mis directement un coup de pied » à l’autre homme. Une bagarre éclate alors entre eux : Camille frappe l’autre homme au cœur avec « un couteau de couvert » qui perfore « le ventricule droit » de sa victime.

Une intervention chirurgicale « vitale » rapide

Très vite, une intervention chirurgicale « vitale » a pu avoir lieu grâce à un agent de sécurité qui a appelé les secours. Conduite aux urgences vers 2 h, la victime a été tirée d’affaire environ huit heures plus tard.

Le prévenu et sa victime n’ont aujourd’hui aucun souvenir de leur altercation, le « black-out » du cuisinier angevin de 36 ans pouvant s’expliquer par ses « 2 g d’alcool » dans le sang. Le procureur de la République a d’ailleurs indiqué lui-même « croire en l’amnésie » du prévenu, qui ne « cherche pas à se dédouaner » et qui s’est « excusé ».

Le tribunal correctionnel « incompétent » dans cette affaire ?

Me Sophie Laurent, l’avocate de la partie civile, avait quant à elle demandé à ce que le tribunal correctionnel de Rennes se déclare juridiquement « incompétent » pour juger ce qui était un « crime » et non un « délit ».

Il s’agit, selon elle, d’une « tentative de meurtre » au vu de l’usage « d’une arme létale combinée à la localisation » de la blessure. Son client n’est d’ailleurs « pas passé loin » de la mort. Le prévenu a même répété « deux fois », selon un témoin, « Je l’ai planté et alors ???», ce qui pour l’avocate de la partie civile caractérise « l’intention d’homicide ».

Un profil qui « ne coïncide pas » avec la bagarre « ultra-violente »

Le profil atypique du prévenu a intrigué le procureur de la République : cette bagarre « ultra-violente » au couteau « ne coïncide pas » avec la « personnalité touchante » de ce bénévole, qui avait passé l’hiver à prêter main-forte dans des fermes et à faire de la randonnée.

La « problématique de l’alcool » expliquerait donc ce comportement « décomplexé » et cette « attaque injustifiée pour un motif inexistant » contre une victime qui est encore hospitalisée, « sédatée » et absente à l’audience.

Le tribunal correctionnel de Rennes l’a finalement condamné à trois ans d’emprisonnement dont un an de prison ferme et deux ans avec sursis probatoire, et à une obligation de se soigner et de verser une première « provision » de 5 000 euros à valoir sur l’indemnisation totale des préjudices.

Camille a également interdiction de fréquenter « les débits de boissons » et de porter une arme. La peine de prison ferme pourra être effectuée à domicile avec un bracelet électronique, a décidé le tribunal correctionnel de Rennes.

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