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L’alcool a tout détruit dans la vie d’un commerçant à Douarnenez



Entre eux, tout avait bien commencé. « Dans ses yeux, j’étais la plus belle nana du monde et aujourd’hui, je ne suis plus qu’une grosse truie. » Ce sont les propos d’une femme dont le conjoint, 49 ans, a comparu vendredi 31 janvier 2025 au tribunal de Quimper (Finistère) pour des violences.

Cocktail d’alcool et médicaments

Depuis deux ans, l’alcool et la drogue ont ruiné la vie du couple, installé à Douarnenez. Le prévenu, commerçant, une mention au casier, a d’abord reconnu des insultes et des violences sur sa fille aînée de 17 ans, fin octobre 2024. « Bien sûr que ce n’est pas normal. C’est nul. Mais le cocktail alcool, médicaments et colère me fait faire n’importe quoi. »

Début novembre, il veut pénétrer chez lui en tentant de défoncer la porte à coups de pied. Sa femme est à l’intérieur ; leur fille de six ans, aussi. « Je voulais les clés de la voiture. » Problème : une heure après le début de sa garde à vue, il a 2,40 g d’alcool par litre de sang.

Madame décrit votre état de démence. Elle dénonce aussi des violences verbales et psychologiques depuis deux ans.

Lucile Chaussade, la présidente.

« J’ai honte », a concédé l’intéressé. Il a aussi confirmé qu’il lui arrivait de priver son épouse de sommeil. « Elle tient un commerce tout proche du vôtre. Cela se passe dans un mouchoir de poche », a précisé la présidente.

Trois gendarmes outragés

Le couple a beau s’être séparé ; les violences prennent une nouvelle tournure, début 2025, en raison de la nouvelle relation de Madame. « Elle dit que vous rentriez dans son magasin pour l’insulter, lui faire des doigts d’honneur », a ajouté Lucile Chaussade.

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Les SMS de Monsieur sont de plus en plus crus ; ses appels, de plus en plus nombreux. « Soit 216 appels en quelques semaines », a noté Sonia Simon, la procureure. Pour la défense, cela traduit « son incapacité à gérer sa frustration ».

Mardi 28 janvier, le prévenu est interpellé vers 17h chez sa mère à Douarnenez. Alcoolisé, il résiste à trois gendarmes, les outrage, les provoque. L’un des militaires a été empoigné. Il a fallu un coup de Taser et près de quatre heures pour le maîtriser.

Je ne me souviens de rien. J’ai pourtant beaucoup de respect pour les forces de l’ordre. Des membres de ma famille étaient gendarmes.

Quatre mois de prison ferme

Dans le box, le quadragénaire expose un parcours professionnel où l’alcool est omniprésent. L’avenir ? « Après une cure, j’envisage mon éloignement et laisser ma femme tranquille. » Pour son avocate, Me Nassera Hajji, son client « doit avant tout quitter Douarnenez après des soins ».

Elle a été en partie entendue mais son client écope de 10 mois d’emprisonnement dont quatre ferme qui pourront être effectués avec un bracelet électronique.

Il a par ailleurs interdiction de contact avec la victime et de paraître à son domicile, de se rendre à Douarnenez et dans les débits de boissons.



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