Dans l’aventure d’une équipe, il y a toujours UN MATCH RÉFÉRENCE qui fait basculer l’histoire du collectif. L’avenir nous le dira ! Mais la sublime victoire du XV de France en Irlande (27-42) dans ce tournoi des 6 nations 2025 ressemble à ce type de rencontre.
Comme le succès historique des Bleus face aux All Blacks (40-25) en novembre 2021, lors du premier mandat de Fabien Galthié, qui précédait le Grand Chelem 2022 et onze victoires consécutives.
L’Irlande : « un point de bascule »
En conférence de presse ce mercredi 12 mars, Romain Ntamack est revenu sur cette victoire retentissante en Irlande « qui n’est jamais anodine. En plus, avec l’écart au score, c’est évidemment un point de bascule. Sur plusieurs points, que ce soit sur la défense ou sur l’état d’esprit« , a souligné le Toulousain de 25 ans.
Le demi d’ouverture aux 39 sélections avec le XV de France a précisé son propos en faisant référence à Antoine Dupont qui s’est blessé à la 28e minute de jeu :
« Quand tu perds le meilleur joueur du monde, tu peux dire que ça peut être compliqué sur la fin du match. Au final, on en met quand même 40 presque sans lui. Ça montre les ressources qu’a cette équipe. »
Le nouveau système de Fabien Galthié validé
Des ressources mentales et « un supplément d’âme » qui vont pousser les Bleus à décrocher un succès contre l’Écosse ce samedi 15 mars synonyme de victoire pour ce tournoi des 6 nations 2025.
En attendant le dernier match de la compétition, les hommes de Fabien Galthié ont validé durant ces dernières semaines le plan de jeu tourné vers un système plus offensif. Une différence par rapport à la dépossession prônée lors du premier mandat.
En affirmant que le système « est un peu plus tourné sur l’offensif » par rapport aux années précédentes, Romain Ntamack s’est satisfait face aux journalistes du « progrès à chaque sortie depuis la tournée de novembre. Sur le tournoi, c’est quand même plutôt abouti sur l’offensif. »
Un chiffre vient confirmer les propos de l’ouvreur toulousain : 26 essais inscrits par les Bleus sur la compétition. Tout proche du record de l’Angleterre (29) en 2001. « On est la meilleure attaque du tournoi. C’est quand même pas anodin et ça veut dire que notre travail paye », se satisfait celui qui formera la charnière samedi avec Maxime Lucu.
L’Angleterre : « Une grosse remise en question »
Pourtant, après la défaite en Angleterre, le scepticisme avait envahi l’esprit de nombreux Français. Mais en regardant bien, les occasions étaient là. Il manquait juste les conclusions. « Ça a été une grosse remise en question », a reconnu François Cros en conférence de presse ce mercredi 12 mars.
Alors l’échec à Twickenham semble avoir été un accident et le groupe France ne s’est pas démobilisé.
« Les deux performances qui ont suivi à l’extérieur en attestent. C’est ça aussi la force du groupe. C’est dommage d’avoir dû subir cette déconvenue en Angleterre. Mais encore une fois, avec un peu plus de maîtrise sur ce match-là, on aurait pu le remporter. Il n’y a pas eu vraiment de mauvais match sur ce jour-là. »
« Une énorme prise de confiance » à Dublin
Le samedi 8 mars à Dublin restera donc un moment fondateur pour le XV de France du second mandat de Fabien Galthié.
« Il y a eu une énorme prise de conscience ce jour-là et une énorme prise de confiance aussi », reconnaît Romain Ntamack. Un match référence qu’il va falloir concrétiser samedi face à l’Écosse en ajoutant une ligne au palmarès du tournoi des 6 nations. Mais aussi dans la perspective des prochaines échéances jusqu’à la Coupe du monde 2027 en Australie.
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