Mardi 18 mars 2025, un homme de 40 ans a comparu en correctionnelle, devant le tribunal de Caen (Calvados). Il est mis en cause pour agression sexuelle. Des faits qui se seraient produits en septembre 2023 à Caen.
Réveillée en sentant des mains sur ses seins
Il est agent de sécurité. Il travaille la nuit dans une discothèque à Saint-Lô et dans la journée dans un centre commercial à Caen. L’homme est un habitué du covoiturage lorsqu’il regagne Caen à la fin de son service. À l’époque, la victime va régulièrement dans cette boite de nuit, mais ils ne se connaissent que de vue.
Ce jour-là, elle fait partie du groupe de personnes que le vigile ramène. La jeune fille a beaucoup bu et aurait vomi à plusieurs reprises par la fenêtre du véhicule. Elle dira n’avoir aucun souvenir du trajet.
Endormie sur le siège arrière, elle aurait été réveillée en sentant des mains sur ses seins et son pantalon baissé. Le prévenu lui aurait dit : « J’ai envie ». Il aurait arrêté son geste face à son refus.
Un prévenu aux déclarations peu claires, une plaignante cohérente
La voiture se trouve au troisième sous-sol d’un parking. C’est en larmes que la victime va appeler sa mère. Elle a peu de souvenirs et ne sait pas jusqu’où l’homme a pu aller. À ce jour, des troubles post-traumatiques subsistent encore.
Le prévenu n’a pas du tout la même version. Il aurait voulu la déposer chez elle, mais elle n’avait pas ses clés. Alors, il se serait rendu à son travail, au centre commercial, la laissant à l’arrière de sa voiture, car il ne parvenait pas à la réveiller.
« Qu’a-t-il fait durant ce temps ? »
La procureure résume. « Il ramène plusieurs personnes qu’il dépose. Il garde cette jeune fille, repasse chez lui puis se rend au centre commercial ».
Il se gare dans un angle mort du parking au troisième sous-sol alors qu’il est pressé. Puis 33 minutes se passent avant de le revoir à la vidéo surveillance. Qu’a-t-il fait durant ce temps ? Il y a des contradictions dans ses explications, tandis que la plaignante n’a jamais varié dans sa version.
Elle ajoute qu’un ADN masculin a été retrouvé sur ses sous-vêtements. « D’où contact physique, au minimum sur les seins ».
Condamné à 18 mois de prison avec sursis
Le tribunal le déclare coupable et le condamne à 18 mois avec sursis assortis de 24 mois de sursis probatoire avec injonction de dédommager la victime. Le préjudice moral est fixé à 3 000 euros, les frais de justice à 900 euros. L’homme est inscrit au Fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAIS).
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