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« La Route Adélie de Vitré ? C’est une course que j’aurais aimé gagner »

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Même lui ne saurait plus dire combien de fois il a participé à la Route Adélie de Vitré (Ille-et-Vilaine). Ce qui est sûr en revanche, c’est que Julien Simon (39 ans) a pris le départ plus de dix fois, et qu’il a souvent brillé sur les routes de la cité des Portes de Bretagne. Monté trois fois sur le podium (en 2012, 2014 et 2017), il n’est cependant jamais parvenu à lever les bras sur la ligne. Le natif de Montfort-sur-Meu se confie sur ses liens avec la plus belle course de son département d’origine, lui qui sera l’invité d’honneur de l’édition 2025, ce vendredi 4 avril.

Interview

Que représente la Route Adélie pour vous ?

Elle est très importante. Je suis très content d’y revenir parce que c’est une course que j’appréciais beaucoup en tant que coureur. Je ne l’ai jamais gagné, mais je suis passé pas loin plusieurs fois. Cette année, je vais savourer, y aller sans stress, pour profiter de la course différemment.

Vous êtes né à Montfort-sur-Meu. C’était l’une des seules courses du calendrier où vos proches étaient sur le bord de la route.

C’était une motivation supplémentaire et forcément un petit peu de pression, mais de la pression positive. Chaque année sur la Route Adélie, un peu moins les deux dernières, j’arrivais souvent en forme. J’arrivais à y performer régulièrement. C’est aussi pour ça j’appréciais cette course, parce que j’étais souvent dans le coup, dans le final, pour jouer la victoire.

Julien Simon (à droite) est l’invité d’honneur de l’édition 2025 de la Route Adélie de Vitré (Ille-et-Vilaine), avec Audrey Cordon-Ragot. ©Le Journal de Vitré

C’était une date cochée dans votre calendrier à chaque début de saison ?

C’était une course à laquelle je voulais absolument participer, sans que ce soit non plus mon objectif prioritaire, bien sûr. Au fil de ma carrière, mes différentes équipes l’ont su et il n’y a jamais eu de souci avec les différents staffs à ce niveau-là. J’arrivais souvent à Vitré dans la continuité d’un objectif qui était avant, ou juste après la Route Adélie. C’est pour ça que ça marchait bien.

Le Grand Ouest est une terre de cyclisme. En quoi la Route Adélie est-elle différente des autres courses bretonnes ?

La foule à l’arrivée, c’est incroyable ! Le format de course est différent, tout en circuits, même si c’est le cas aussi au Grand Prix du Morbihan (avec plusieurs passages sur la terrible côte de Cadoudal). Ce qui change, c’est le monde qu’il y a, alors que la course a lieu un vendredi. Courir dans le centre, dans une ville dynamique comme Vitré, c’est particulier. Mes proches aussi ont des souvenirs marquants, ils me parlaient souvent des glaces à manger sur le côté, avec Adélie (partenaire de la course). Ce sont des petites choses qui restent.

Selon vous, la Route Adélie est plus populaire encore que les autres courses nationales du calendrier ?

Si on reste sur le calendrier national, je pense que oui. C’est une des courses où il y a le plus de spectateurs en France. En France, on a aussi des courses internationales d’un jour comme Paris-Roubaix et c’est encore une autre dimension.

Vous avez enchaîné les gros résultats (trois fois sur le podium en 2012, 2014 et 2017). Comment l’expliquez-vous ?

Le profil de la course me convenait plutôt bien, avec une montée dans le petit circuit qui suffisait quand même à faire mal, surtout quand il y avait du vent. Le mauvais temps durcissait vraiment la course et ça collait bien à mon profil de puncheur, de coureur passe-partout. Avec l’expérience, j’ai souvent bien lu les scénarios de course, pour me retrouver en position de jouer la victoire dans le final.

Comment se fait-il que vous ne l’ayez jamais gagnée ?

Je suis toujours tombé sur quelqu’un de plus fort. Quand j’ai fait deuxième derrière Bryan Coquard (2014), il était beaucoup plus rapide. Quand on est sorti à plusieurs, en 2017 (3e), je pensais vraiment que j’allais pouvoir gagner… Je n’ai pas forcément de regrets parce que j’ai donné le maximum à chaque fois. Mais c’est une course que j’aurais aimé gagner avant ma retraite. Passé la déception, j’ai essayé de savourer quand même ces moments en famille.

Quel est votre souvenir le plus marquant sur la course ?

Le plus marrant, c’était quand Laurent Pichon a gagné devant Cyril Gauthier et que je fais 3e (en 2017). On était trois Bretons aux trois premières places ! Il y avait aussi Daniel Mangeas (le commentateur historique), on avait beaucoup rigolé, c’était un moment sympa.



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