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la responsabilité du loup n’est pas exclue

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Une attaque de brebis a été signalée le 19 février à Trémargat. Un second signalement a été enregistré le 20 février à Saint-Gilles-Pligeaux. Un autre cas a été rapporté le 22 février à Maël-Carhaix, pour des faits similaires.

L’Office français de la biodiversité (OFB) a procédé sur place aux constats de prédations sur les ovins attaqués avec les propriétaires.

Les résultats, reçus le 25 février 2025 par le réseau spécialisé régional de l’OFB, n’excluent pas la responsabilité du loup pour les situations de Trémargat et Maël-Carhaix. Par contre, l’examen de la situation de Saint-Gilles-Pligeaux écarte l’origine loup.

Observation à Hénon

Alors qu’un animal a été vu à Hénon et a été confirmé le 18 février par l’OFB, il s’agit des deux premières prédations pour lesquelles la responsabilité du loup est non exclue, dans les Côtes-d’Armor, en 2025, après celles de Plévin et Plouguernével en 2023.

Indemnisations déclenchées

Face à ces constats, les mécanismes d’indemnisation du plan national d’action loup sont naturellement mobilisés. « Depuis 2023, avec le programme national d’actions, un dispositif est en place dans le département pour aider les éleveurs professionnels qui souhaitent s’équiper en vue de la prévention de ces prédations. Tout le département est couvert par cette possibilité avec un renforcement des solutions pour la frange ouest compte tenu de la situation chez nos voisins finistériens », indique la préfecture.

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Les patous sont des chiens élevés pour protéger les prédateurs, notamment les loups. ©Wikimedia commons

Il est ainsi possible de se doter de chiens de protection des troupeaux et d’accéder à un appui technique. Dans une zone jugée plus exposée, il est également possible de conduire une analyse de vulnérabilité et de s’équiper de parcs électrifiés.

Le loup, une espèce protégée

Dans ce contexte, le préfet a souhaité désigner la sous-préfète de Lannion « référente loup » pour le département. Le loup est une espèce protégée depuis 1979 par la convention de Berne.

L’espèce loup (Canis lupus) est connue pour sa grande capacité de dispersion. Ainsi, depuis le retour du loup en France au début des années 1990, l’espèce s’est installée dans les principaux massifs montagneux français. Elle est ponctuellement mais régulièrement aperçue sur des territoires éloignés du cœur de population alpin, comme ça a été le cas dans les départements de la Vendée, de la Charente-Maritime, de la Loire-Atlantique, du Calvados et récemment du Finistère.

« Ce type d’intervention d’un animal seul et éloigné des zones où l’espèce est installée est caractéristique des individus en phase de dispersion », rappelle la préfecture. Ces individus en phase de colonisation peuvent parcourir plusieurs centaines de kilomètres avant de se fixer, et ceci en quelques mois (distance de dispersion record pouvant dépasser les 1 500 km depuis le lieu de naissance).

Le système de colonisation par « bonds » est caractéristique du loup. Les loups en phase de dispersion peuvent séjourner plusieurs mois dans un secteur avant de le quitter. La rapidité de déplacement et la discrétion de cette espèce d’un point à un autre font que l’espèce peut facilement passer inaperçue le long de son trajet de dispersion.

« Ces prédations en 2025 dans les Côtes-d’Armor ne permettent pas pour autant d’affirmer que le loup s’installe dans le département. » La capitalisation des informations dans le temps est nécessaire pour évaluer l’évolution de la situation. L’OFB dispose d’un maillage territorial d’agents spécialement formés à la reconnaissance des indices de présence du loup et aux expertises de constats d’attaques, y compris dans les départements bretons où la présence de loup n’avait jamais été avérée jusqu’à présent. 

Pour signaler une observation éventuelle : contacter l’OFB 22, au 02 96 33 01 71 ou [email protected]



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