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la relaxe pour les cinq prévenus

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La Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Rennes a relaxé ce mardi 1er avril 2025 les cinq Nantais – dont un en fuite – qui comparaissaient depuis lundi 24 mars 2025 pour « association de malfaiteurs » dans le procès de la fusillade du bar à chicha Le Moonlight en 2019.

Seuls deux ont été condamnés pour des infractions à la législation sur les stupéfiants : longtemps considéré comme le « commanditaire » de la fusillade, Mohamed A. a été condamné à deux ans de prison ferme et maintenu en détention, sur la foi des éléments de sonorisation de son appartement et de sa cellule de prison.

Amin S. a lui écopé de deux mois de prison ferme, déjà purgés, pour des faits postérieurs à la fusillade de la rue du Maréchal-Joffre. Il a longtemps été présenté pour sa part comme le « donneur de go » de la fusillade, avant de bénéficier d’un non-lieu en cours d’instruction.

« Grande détresse » pendant les réquisitions

Vendredi 28 mars 2025, l’avocat de Mohamed A. avait plaidé pendant trois heures pour qu’on rende « honneur et dignité » à son client de 31 ans.

Quelques heures auparavant, la procureure de la République avait en effet requis douze ans de prison à l’égard du trentenaire de Bellevue. Pendant la prise de parole de la représentante du parquet JIRS, ce père de deux enfants n’avait pas feint sa « colère » et sa « grande détresse », avait ensuite dit Me Sami Khankan.

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Pour rappel, en juin 2024, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes avait déjà largement dégonflé le dossier judiciaire en rendant un non-lieu général sur les qualifications criminelles de « meurtre en bande organisée » et de « tentative de meurtre ».

« L’institution a balbutié »

Deux ans après avoir repris la main sur les investigations dans ce dossier, les magistrates avaient tout de même considéré qu’il y avait lieu de renvoyer Mohamed A., Ilias X., Ossama H., Ismaïn B. et Amira X. devant le tribunal correctionnel de Rennes dans sa formation JIRS pour « association de malfaiteurs ».

Mais cette qualification délictuelle doit « dépasser le stade de la pensée » et suppose « des actes préparatoires », comme l’avait rappelé Me Benoit Poquet, l’un des avocats de la défense.

Pendant deux jours, toutes les prises de parole des avocats de la défense avaient ainsi convergé vers la même idée : celle d’une possible « injustice » et de « continuer à [leur] faire payer la fusillade », avait dit Me Henry Ermeneux, alors que tous ont pourtant été innocentés du meurtre du jeune serveur qui a perdu la vie au Moonlight.

« Vous avez le pouvoir, même le devoir, de mettre un terme à ce qui n’est pas encore un fiasco judiciaire », avait pour sa part plaidé Me Morgan Loret, dont le client s’était présenté de lui-même au commissariat central Waldeck-Rousseau de Nantes, n’imaginant pas, à cet instant, qu’il ne « verrait plus les rayons du soleil autrement que par les barreaux d’une cellule pendant deux ans ».

« L’institution a balbutié, trébuché, mais si vous relaxez Ismaïn B., elle aura fonctionné », avait aussi dit l’avocat nazairien. Son client a raté, comme d’autres dans ce dossier, la naissance de son enfant et les premiers mois de sa vie.

Le parquet peut toujours faire appel.

CB/PressPepper



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