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la promesse de cet habitant de Loire-Atlantique aux juges



Quelques semaines avant son 43e anniversaire, un habitant de Montoir-de-Bretagne (Loire-Atlantique) a vu une 35e mention s’inscrire sur son casier judiciaire.

Incarcéré depuis 18 mois, il s’est expliqué par visioconférence mardi 18 mars 2025 devant le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire. La justice lui reprochait deux infractions.

« Excusez-moi, mais j’ai été un petit branleur »

Le 8 septembre 2017 à Saint-Nazaire, un homme qui l’avait hébergé déclare que le quadragénaire et son frère frappent à sa porte : « Ils voulaient manger et je n’avais plus rien. » Le prévenu l’aurait alors frappé et son frère serait reparti avec son ordinateur.

La victime n’était pas à l’audience et le prévenu « ne se souvient pas ». Il se rappelle seulement « avoir bu et se trouver au bas de l’immeuble ».

Pour le vol d’un vélo à Montoir, sur le parking du Super U, le quadragénaire donne sa version :

Je passais, j’ai vu deux Roumains, ils m’ont dit : ‘On vend un vélo’, j’ai sorti un billet…

Vidéos :

Volubile, l’homme estime que la prison l’a mis sur la voie de la réinsertion : « J’ai un bon palmarès, mais les conneries, c’est fini. Excusez-moi, mais j’ai été un petit branleur. Aujourd’hui, les conneries, c’est fini. »

La procureure précise que les coups portés à la première victime l’ont conduite à l’hôpital. « Quant aux Roumains, ils n’existent pas sur la vidéo de surveillance. »

Aucune victime n’était présente à l’audience.

La plaidoirie de Me Pierre Gendronneau commence par un trait d’humour : « Un client satisfait est un client qui revient. » En l’occurrence, le sien n’a plus envie de revenir.

« Laissez-moi une chance, je vais y arriver ! »

Si l’ordinateur n’a pas été retrouvé, « c’est peut-être parce qu’il n’existe pas… », estime l’avocat. Il demande la clémence du tribunal pour celui qui a été maltraité dans son enfance, suivi psychologiquement depuis une vingtaine d’années et bien aidé pour sa proche réinsertion.

Le mis en cause conclut : « Laissez-moi une chance, je vais y arriver ! »

Le parquet requérait 120 jours amende à dix euros, le tribunal en a prononcé 90 à quatre euros.



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