Le sujet est brûlant. Ce mercredi 29 janvier 2025, la commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP) s’est réunie concernant les banderoles injurieuses déployées par la Populaire Sud qui ont provoqué la polémique, dimanche soir, lors du derby OGC Nice-OM.
Une première sanction a été prise à titre conservatoire. Voici laquelle.
La tribune Sud fermée pour Nice-Lens
Après la polémique qui a envahi les réseaux sociaux ces derniers jours, la LFP enfonce le clou, ce mercredi soir, à l’encontre des ultras niçois, avec une première sanction à titre conservatoire.
En effet, des banderoles insultantes, dont une « raciste » selon le maire de Marseille, Benoît Payan, ont été déployées par les supporters de la Populaire Sud dimanche soir lors de la rencontre contre l’OM. Depuis, de nombreuses personnalités politiques s’étaient indignées et les communiqués des différentes parties ont fusé.
La commission de discipline de la LFP s’est réunie ce mercredi soir : la tribune de la Populaire Sud restera fermée jusqu’à nouvel ordre.
Décision définitive le 12 février
Il s’agit d’une mesure conservatoire, en attendant la sanction définitive. Une instruction a été ouverte et elle sera connue le mercredi 12 février. La tribune Sud fermera donc contre le RC Lens, match disputé samedi 8 février 2025, à l’Allianz Riviera.
La LFP, « au regard de la gravité des faits » et au vu du « risque de réitération », a considéré que la décision de fermer la tribune pour le prochain match de Ligue 1 était la plus adéquate. Les faits reprochés sont « l’utilisation d’engins pyrotechniques et expressions orales et visuelles constatées ».
Pour rappel, la banderole décriée mentionnait : « Le soleil se couche sur la ville de Nice… Que la chasse aux rats commence. » Une autre visait directement l’attaquant marseillais, Neal Maupay, ancien aiglon : « Maupay : tu es passé d’un enfant du club à un enfant de pute ».
Aucun racisme, se défend la Pop
Si le club de l’OGC Nice s’est désolidarisé de ses supporters, la Populaire Sud s’est défendue de tout racisme dans un long communiqué publié ce mercredi.
« Nous voilà taxés de racistes pour une banderole qui ne l’est pas ! Votre interprétation vous rend vous-mêmes coupables de ce dont vous osez nous accuser. […] L’histoire est connue, la réelle signification du mot rat dans ce contexte l’est aussi », peut-on lire.
Le groupe fustige « le grand retour des bien-pensants et des intellectuels de comptoir » mais également Benoît Payan, qui avait demandé à la LFP de « ne pas laisser passer » sur X. « Le maire de Marseille s’insurge alors que ses propres supporters se surnomment eux-mêmes ainsi. Monsieur, occupez-vous de votre ville. »
Des chants homophobes en question
Sur lesdits chants, le principal groupe de supporters niçois répond : « Une question nous taraude depuis un moment : les homosexuels ont-ils le monopole de la sodomie ? En quoi l’évocation de la sodomie relèverait-elle nécessairement de l’homosexualité ? ».
Dans un communiqué, la Ligue a « fermement » condamné « les chants homophobes et sexistes entendus hier soir lors de la rencontre OGC Nice – Olympique de Marseille, ainsi que les banderoles racistes et sexistes déployées ».
De son côté, le président du club, Jean-Pierre Rivère, a indiqué ne pas craindre de perdre de points. « Si on perd un point, tout le monde perd des points », a-t-il affirmé à RMC Sport.
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