Lucie, la maman d’un enfant autiste de 12 ans, scolarisé en classe de sixième au collège Rosa-Bonheur du Châtelet-en-Brie, en Seine-et-Marne, s’insurge contre le traitement réservé à son fils.
« Depuis le début de l’année, il devrait être en classe Ulis (Unité localisée pour l’inclusion scolaire) pour ses troubles de la fonction cognitive, avec des cours inclusifs seulement en maths et en français, explique-t-elle. Il a bien une référente, or, il est à 100 % en cours ordinaires depuis le début de l’année. Ce n’est pas possible car son comportement pose problème. Il n’a pas les codes sociaux, insulte et provoque verbalement ses camarades. En retour, les autres enfants le frappent. Il se fait cracher dessus, est traité de ‘gogol’ et est même frappé. Dernièrement, il a reçu une gifle d’un autre élève. Cela ne peut plus durer ! »
Enquête de gendarmerie pour harcèlement scolaire au collège du Châtelet-en-Brie
Face à ce constat, la mère de famille a déposé plainte le vendredi 28 mars 2025 à la brigade de gendarmerie du Châtelet-en-Brie, pour harcèlement scolaire sans incapacité, propos ou comportement répété ayant pour objet ou effet une dégradation des conditions de vie altérant la santé. L’enquête préliminaire est en cours. Du côté du rectorat, on signale que le protocole de harcèlement a bien été mis en œuvre au sein de l’établissement, mais « qu’il n’y a pas eu de harcèlement identifié. »
« Il y a eu accumulation depuis la rentrée de septembre, et mon fils a fini par se défendre, soutient pour sa part la maman, qui dénonce un dialogue de sourds avec la référente Ulis, concernant sa réintégration en classe mieux adaptée. Du coup, il a été interdit de collège durant une semaine. Si mon enfant, qui est accompagné à temps partiel par une AESH [Accompagnement d’élève en situation de handicap – NDLR], avait été accueilli comme il aurait dû l’être, on n’en serait pas là ! »
Selon elle, son garçon doit être accompagné à la cantine et en récréation : « Le laisser seul, ce n’est pas possible ! Or, on m’a fait comprendre que c’était à moi de trouver un accompagnant, ce que je ne trouve pas normal. Je vais désormais me renseigner pour savoir comment le faire entrer en institut médico-éducatif. Le handicap doit être pris au sérieux et il faudrait qu’un livret explicatif sur les troubles autistiques soit distribué à chaque élève. »
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