Le groupe de Gauche, Socialiste et Citoyen n’a pas apprécié les propos tenus par les élus du canton de Vitré dans la presse locale.
Jeudi 27 mars 2025, lors d’un point presse, Paul Lapause et Elisabeth Brun (Union du centre et de la droite) ont réagi au budget primitif du Département.
Une baisse de 50 % de l’accompagnement aux associations sportives et culturelles a notamment été votée. Un sabrage dénoncé par les deux élus du canton de Vitré qui s’interrogent aussi sur certaines pratiques sur la politique de retour à l’emploi (RSA).
« Une crise budgétaire inédite »
Des commentaires qui ont fait vivement réagir la majorité du conseil départemental. Dans un communiqué, elle explique que la Droite a « franchi une ligne rouge : celle de la stigmatisation des plus fragiles ».
« Ces déclarations sont irresponsables et indignes. Elles laissent entendre que l’aide aux plus précaires serait une faiblesse, voire une dérive. Ce discours vise la stigmatisation des plus fragiles. Il va à l’encontre des valeurs de solidarité et de justice sociale que nous portons », déclare Anne-Françoise Courteille, co-présidente du groupe.
Sur le RSA : « Nous lisons ainsi qu’il suffirait de résorber d’un quart le RSA pour retrouver environ 30 millions. D’un coup de baguette magique ? Le ‘Il n’y a qu’à’ ne peut tenir lieu de programme pour des élus responsables. »
Dans son communiqué, le groupe de Gauche, Socialiste et Citoyen rappelle que le Département fait face, « comme tous les autres en France, à une crise budgétaire inédite, causée par un système de financement à bout de souffle : plus aucune autonomie sur nos ressources, une hausse contrainte des dépenses sociales, et cette année une ponction sur nos recettes décidée par le Gouvernement que soutient le groupe de la minorité départementale ».
730 millions € à l’action sociale
Dans ce contexte, accuser la majorité de « laxisme ou de mauvaise gestion, c’est à la fois faux et malhonnête. Le légitime débat politique mérite mieux que des préconisations vides de sens ou des généralités sans action concrète ».
Si le budget 2025 est contraint, il est « en hausse de 10 millions d’euros. Il consacre 730 millions d’euros à l’action sociale. Il renforce les budgets de l’insertion et de l’autonomie et maintient notre capacité d’investissement. Des efforts ont dû être demandés dans les domaines du sport et de la culture, mais aussi de la protection de l’enfance, de la jeunesse ou encore du tourisme ».
Benoît Sohier, co-président du groupe, explique que l’attitude de la droite départementale « révèle sa vision rétrograde pour l’Ille-et-Vilaine. Ils ont voté contre le soutien direct aux agriculteurs, contre la préservation de la biodiversité, contre les mobilités douces, contre l’accompagnement des plus précaires. Là où il faudrait du courage et de la nuance, ils choisissent les raccourcis et la démagogie ».
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