jnews.fr

La mairie de Mortagne-au-Perche sommée de laisser un sous-traitant d’Orange ériger son antenne-relais



Virginie Valtier (divers droite) avait en effet pris un arrêté le 7 juin 2024 pour s’opposer à la déclaration préalable de travaux déposée par la société Totem France – sous-traitant de l’opérateur de téléphonie Orange – en vue d’édifier un pylône de téléphonie mobile.

L’entreprise avait donc saisi en urgence le juge des référés du tribunal administratif de Caen pour faire suspendre cette décision l’empêchant d’honorer ses « engagements » vis-à-vis de l’État quant à « la couverture du territoire par son réseau », alors même que Mortagne-au-Perche (Orne) n’est que « partiellement » couverte par cet opérateur.

Contraire au Plan local d’urbanisme

La maire de la commune avait pour sa part motivé son refus par « la contrariété au règlement du plan local d’urbanisme (PLU) » : elle déplorait « la non-production d’un document graphique » qui lui aurait permis « d’apprécier l’insertion du projet dans son environnement ». Cette pièce n’était toutefois « pas au nombre de celles pouvant être exigées », objectait Totem France dans ses écritures.

Eu égard à l’intérêt public qui s’attache à la couverture du territoire national par les réseaux de téléphonie mobile, aux intérêts propres de […] Orange qui a pris des engagements vis-à-vis de l’État […], et à la circonstance que le territoire de la commune […] n’est que partiellement couvert par le réseau […] Orange, la condition d’urgence doit être regardée comme remplie.

Le juge des référés dans une ordonnance en date du 16 janvier 2025 et qui vient d’être rendue publique.

L’arrêté suspendu mais l’affaire non

Par ailleurs, la décision du 7 juin 2024 de la maire de Mortagne-au-Perche doit s’analyser comme « un retrait d’une décision tacite de non-opposition » qui n’avait pourtant pas été « précédée d’une procédure contradictoire ».

Elle est « insuffisamment motivée » du point de vue de la « non-conformité au règlement du PLU » et est aussi « entachée d’une erreur de droit » concernant la « non-production du document graphique » puisque cette pièce avait été produite « à l’appui de la demande initiale » de Totem France…

Au final, la maire a fait « une inexacte application » du règlement du PLU ce qui pose « un doute sérieux » quant à la légalité de sa décision. Son arrêté a donc été suspendu jusqu’au réexamen au fond de l’affaire par une formation collégiale de trois magistrats. En attendant, Virginie Valtier a été enjointe de « délivrer […] à titre provisoire » un « certificat de non-opposition » à Totem et sa commune devra verser 1.200 € de frais de justice à l’entreprise.

CB (PressPepper pour Le Perche)



Source link
Quitter la version mobile