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la mairie d’Aizenay prévoit une hausse des taux de 5 %

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Le fameux effet ciseau. « Avec des recettes qui ralentissent et des charges qui continuent leur croissance. » Voilà comment Franck Roy, maire d’Aizenay, a justifié l’augmentation de 5 % des taux de la fiscalité directe, envisagée pour le budget prévisionnel 2025.

Une annonce qui n’a pas soulevé de réactions particulières lors du débat d’orientation budgétaire mené mardi 27 février lors du conseil municipal. Tous semblaient pleinement conscients des difficultés à élaborer un budget « dans un contexte d’incertitudes ».

La valse des gouvernements (Barnier, Bayrou) n’a pas facilité la donne. La loi de Finances 2025, qui prévoit de baisser le déficit public à 5,4 % du PIB, n’annonce rien de bon pour les collectivités locales. D’autant que ces dernières risquent d’être mises à contribution.

La revalorisation anecdotique de la Dotation globale de fonctionnement (835 277 €) « de 6 000 € sur un budget de 11 M€ » illustre bien ce désengagement de l’État. Pareil pour la Dotation de solidarité urbaine (DSU) à 173 517 € qui pourrait bien disparaître en 2026.

Des dépenses à la hausse

Si les aides baissent, les dépenses, elles, augmentent. A commencer par les charges à caractère général amenées à progresser de 6 % (2,6 M€) en 2025, « puis de 3 % à partir de 2026 », indique le document cadre. Tout comme les charges de personnel (3 % en 2025, puis 4 %) prévues pour financer le Glissement vieillesse technicité (GVT), la revalorisation de trois points de la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales et la mutuelle en 2026.

Tout cela ne doit pas venir freiner les investissements dans lesquels la mairie s’est engagée de longue date. Comme la construction du groupe scolaire Louis-Buton (17 M€ jusqu’en 2028), la nouvelle station d’épuration, le déploiement de la vidéosurveillance…

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« Des projets structurants en lien avec l’attractivité de la ville que l’on doit mener », a insisté Franck Roy. Des dossiers qu’il serait impossible de faire aboutir sans le recours à l’emprunt et l’augmentation des taux de 5 %, en plus de la revalorisation des bases voulues par l’État.

De lourds investissements à venir

Les investissements de la Ville vont aller crescendo durant les trois prochaines années : 4,9 M€ en 2025 ; 6,6 M€ en 2026 et 8,7 M€. Des sommes investies dans le réaménagement des deux terrains de football, le groupe scolaire, l’aménagement du parking rue du stade, la vidéosurveillance, les acquisitions foncières, les opérations immobilières, le matériel et les travaux de voirie.

Ces projets vont mécaniquement venir grever la dette (7,8 M€) des Agésinates qui est de 756 € par habitant (801 € pour les habitants des communes de la strate).

L’augmentation des recettes fiscales devrait permettre de maintenir la capacité d’autofinancement à flot (97 euros par habitant, 124 € pour les habitants des communes de la même strate). Même si « la capacité dynamique de désendettement représentera un niveau significatif en 2028 avec sept années pour rembourser le capital de la dette ».



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