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la justice oblige l’État à agir contre la pollution de l’eau



Le tribunal administratif de Rennes (Ille-et-Vilaine) a sommé l’État, jeudi 13 mars 2025, de « prendre toutes les mesures nécessaires » pour « réduire effectivement » la pollution des eaux par les nitrates d’origine agricole en Bretagne.

Une demande déjà faite par Eau et Rivières de Bretagne (ERB).

1 million d’euros par mois de retard

Aucune astreinte financière n’a toutefois été infligée à l’État, alors qu’Eau et Rivières de Bretagne réclamait une pénalité de « 1 million d’euros par mois de retard ».

L’administration devra aussi verser 5 000 € à ERB pour son préjudice moral (alors que l’association en demandait 3,2 millions). Et 4 000 € de frais de justice.

« En Bretagne, première région agricole de France, les apports excessifs d’azote, lessivés lors des épisodes pluvieux, migrent vers les masses d’eaux douces et maritimes et provoquent […] la prolifération des algues vertes, dont les effets sont délétères », rappelle le tribunal administratif de Rennes.

Vidéos :

95 à 98 % des nitrates retrouvés dans l’eau des bassins-versants bretons et dans les nappes sont d’origine agricole.

Le tribunal administratif de Rennes

De nouveaux secteurs touchés

« Si les actions menées ont permis d’abaisser significativement la concentration moyenne en nitrates dans les cours d’eau bretons […], cette évolution est plus limitée depuis 2014 », poursuivent les juges rennais.

De nouveaux secteurs sont même touchés par les marées vertes, comme la plage de Fort-Bloqué à Ploemeur (Morbihan).

Et ce phénomène augmente même en particulier dans le Golfe du Morbihan et la rade de Lorient.

GF – PressPepper



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