Sous l’impulsion de l’association Alsace États-Unis, des citoyens américains et français se sont réunis devant le consulat des États-Unis, à Strasbourg, ce vendredi 7 mars. Ils craignent la fermeture du lieu.
Selon un article du média américain Politico publié le 27 février dernier, cette hypothèse serait envisagée par le gouvernement du président américain, Donald Trump. Information non confirmée par le consulat, contacté par nos soins.
« C’est un lieu pratique pour nous »
Devant le consulat, la foule mélange des étudiants, des actifs, comme des retraités.
Il faut dire que « c’est un lieu pratique pour nous. Nous avons voté ici pour l’élection américaine. Nous ne voulons pas qu’il disparaisse », affirme Scott, retraité venu avec son épouse et son voisin.
« S’il ne reste que l’ambassade à Paris, ça va être compliqué. Ça va être engorgé pour faire des démarches. On est sidéré », ajoute Danièle, membre de l’association Alsace États-Unis.
Une question de politique étrangère
Danièle ne trouve pas les mots pour qualifier la politique étrangère ni le comportement de Trump par rapport au Canada, au Mexique ou même face à Volodymyr Zelensky, le président ukrainien.
Jean-Luc, étudiant originaire du Wyoming, insiste sur le fait que la présence du consulat est « nécessaire à Strasbourg. C’est la capitale européenne. C’est important de maintenir notre relation avec l’Union européenne », en soulignant qu’il y a « le consulat russe pas loin. Celui de la Chine aussi. »
Une possibilité qui a fait réagir les politiques locaux
Ce consulat est installé à Strasbourg depuis 1866. Ces derniers jours, l’annonce de sa possible fermeture a provoqué beaucoup de réactions chez les politiques locaux.
La maire de Strasbourg, Jeanne Barseghian, ainsi que la présidente de l’Eurométropole, Pia Imbs s’étaient exprimées à ce sujet via un communiqué, le 3 mars dernier.
Il y était déclaré que « le consulat américain est un acteur clé de notre dynamique internationale, facilitant les échanges diplomatiques et économiques, et son départ pourrait avoir des répercussions non négligeables en termes de liens internationaux tissés de longue date entre les États-Unis et le Conseil de l’Europe. »
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