Ce n’est pas une simple défaite qu’a concédée, le mardi 25 février 2025, la JS Cherbourg (Manche), à domicile dans le derby contre Caen (22-30).
Un rendez-vous tellement important pour le club et son environnement, qui voulaient plus que tout une revanche après le cinglant revers de la fin d’année dernière au Palais des sports (25-32).
Un rapide retard
Mais la réponse n’a jamais été à la hauteur des attentes, au contraire, et vient raviver un vent de pessimisme qui s’était essoufflé après deux succès de rang, contre Nancy (34-31) et à Sarrebourg (29-28).
Les mines déconfites des Cherbourgeois au coup de sifflet final en disaient long sur la violence du coup de massue qu’ils venaient de recevoir, presque sans jamais réussir à se remettre debout pendant 60 minutes.
Pas aidés par le manque de récupération après leur déplacement samedi à Sarrebourg, quand les Caennais avaient joué le vendredi chez eux, les Mauves ont tout de suite sombré, accusant un retard rarement vu si vite au cours d’un match à domicile (1-7, 13e, puis 2-10, 19e) qu’il était quasiment impossible de surmonter.
« Il y a des façons de perdre… »
Et quand, presque miraculeusement, la JSC a réussi à revenir à trois longueurs avant la pause, elle n’a pas su surfer sur cette vague, se faisant irrémédiablement distancer par Louis Tournellec (11 buts/12 tirs) et ses coéquipiers.
On n’a pas été bon dès le début, on a buté sur le gardien, on n’a pas été bon aux shoots. Kouassi (le gardien caennais, NDLR) a été meilleur que nous, il nous a fait mal.
Comme l’ensemble de ses coéquipiers, il s’est cassé les dents sur le futur portier de Cesson-Rennes (13 arrêts à 39 %), très vite en transe sous les encouragements de ses supporters juste dans son dos.
C’était le cas aussi de son homologue à gauche, Miljan Ivanovic, pourtant si étincelant lors de la première période samedi en Moselle. « C’est difficile à expliquer parce que nous voulions faire un bon match, avoir notre revanche après l’aller, tentait-il d’expliquer. Notre préparation a été très courte. Je suis très triste de perdre le match de cette manière, mais ce n’est pas notre vraie image ».
« Quelque chose en plus que nous n’avons pas eu »
« On n’a pas montré le visage qu’il fallait, surtout dans le derby, le rejoignait Busselier. On n’a pas été à la hauteur chez nous. C’est rageant, surtout de perdre de cette façon ».
Le capitaine Nicolas Gauthier avait du mal à comprendre ce qu’il venait de se passer, et était lui aussi plus dans le constat que dans l’analyse :
Si j’avais eu la solution, je l’aurais donnée au coach pour rectifier les choses. La récupération ? On peut se trouver toutes les excuses du monde. À un moment donné, c’est sept contre sept. Ils avaient quelque chose en plus que nous n’avons pas eu. Il y a des façons de perdre, et là, on n’a pas perdu de la bonne façon.
Les Mauves ne sont plus rois de Normandie, et de loin, et le Top 5 s’est désormais éloigné à 6 points. Heureusement, les compteurs seront remis à zéro lors des play-offs, mais encore faut-il réussir à s’y qualifier.
C’est la deuxième fois en moins de trois semaines que les Mauves proposent une très pâle copie à leurs supporters, après la claque contre Pontault-Combault (21-26), et l’exploit de Cournon dans la salle des Franciliens, mardi 25 février, vient rappeler que la route est encore longue.
Il faudra très vite se remettre en ordre de marche pour ne pas subir une énorme désillusion à l’issue de la 30e journée.
Cela passe par un résultat, sinon par une réaction, le vendredi 28 février à Dijon, où la JSC se rend dès ce jeudi dans une semaine marathon qu’il convient de terminer la tête haute.
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