Dimanche 8 septembre 2024, à Toulouse. Un motard est surpris en excès de vitesse sur la Voie Lactée. Le radar de la police nationale affiche 135 km/h. Bien au-dessus des 90 km/h requis sur cette portion de route.
Le chauffard accélère
Mais aux injonctions des forces de l’ordre de stopper sa machine, le chauffard préfère mettre les gaz et prendre la fuite. S’engage alors ce que l’on nommait autrefois course-poursuite et que le jargon administratif, jamais avare de nouveaux sigles ou biais sémantiques, baptise désormais « prise en charge ».
On suit le fuyard à distance respectable, sans faire courir trop de risques aux autres usagers, en misant sur un possible effet tenaille.
Mais ce dimanche de septembre, rien ne se passe comme prévu. Et le pire survient. Le fuyard « emprunte un rond-point à contresens », selon une source proche de l’enquête, et « fonce sur un policier » qui se blesse contre un plot métallique (5 jours d’ITT).
Le contrevenant disparaît dans la nature. Formellement identifié, il est inscrit au fichier des personnes recherchées pour ce refus d’obtempérer aggravé.
Intercepté… au gré d’un contrôle routier
Jeudi 27 mars 2025 après-midi, avenue Camille-Pujol. La BAC (Brigade anti-criminalité) contrôle le conducteur d’un véhicule. Ses passagers sont également invités à présenter leurs papiers. L’un des noms déclenche de multiples lumières rouges dans le logiciel des forces de l’ordre.
« Il s’agissait du fameux motard auteur du délit de fuite, qui faisait par ailleurs l’objet de multiples fiches de recherche dont certaines pour purger des peines de prison », résume une source policière d’Actu Toulouse.
Âgé de 29 ans, l’individu a été déféré au parquet de Toulouse, à l’issue de sa garde à vue, dans l’optique d’une probable comparution immédiate.
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