C’était le 22 janvier dernier. L’équipe du Macumba d’Englos (Nord), la dernière du genre en France, annonçait brutalement sur les réseaux sociaux la fermeture définitive de son établissement. Choc, tristesse, incompréhension : les réactions se sont multipliées, démontrant la place de cette institution dans la vie de nombreux Nordistes.
Parmi les « merci pour tout », « vous allez nous manquer » et les milliers de « dommage » laissés sur Facebook, trois femmes se sont confiées à nous pour partager le lien intime qui les unit à cette discothèque qui baissera définitivement le rideau dans la nuit du dimanche 22 au lundi 23 février.
Betty : « Le Macumba, mon refuge »
« Le Macumba est la première boîte où je suis sortie… raconte cette jeune femme. Ça a été pour moi le début de mes deux grandes premières histoires d’amour » Mais c’est aussi là-bas que cette habituée a commencé sa vie professionnelle. « J’avais 18 ans, mes parents venaient de divorcer. Je vivais une période difficile et j’ai eu la chance d’être embauchée en tant que barmaid… J’ai découvert une équipe de collègues fantastique. Ça a changé ma vie ! Dans les heures les plus sombres de mon existence, ils sont devenus ma deuxième famille et le Macumba, ma deuxième maison, mon refuge. Il restera un moment clé de ma vie. »
Amandine : la rencontre avec l’homme de sa vie
« Le Macumba, il y a une dizaine d’années, raconte Amandine, j’y étais tous les week-ends ! le vendredi, le samedi, parfois même le dimanche ! » Pourquoi s’en priver ? À l’époque, la jeune femme vit à Wavrin, à moins d’un quart d’heure du complexe. Elle finit par y rencontrer l’homme de sa vie : « C’était vraiment inattendu. J’étais loin de chercher l’amour ! Et un soir, je suis tombée sur lui ! Pourtant il n’y avait rien pour que cela fonctionne ! Lui était de Valence, dans le Sud. Et il était en déplacement avec ses collègues, donc ils sortaient ensemble. Mais on a longuement discuté on s’est revus, et voilà… »
Depuis, Amandine et son conjoint ne se sont plus quittés et ont même eu deux enfants. « C’est plus la même vie, j’y allais moins, glisse-t-elle. Mais ce qui m’attriste, c’est que ne pourrai jamais amener mes enfants là où j’ai rencontré leur papa… »
De ses virées au Macumba, Amandine garde aussi en tête de belles rencontres, notamment avec le personnel, « des serveurs et serveuses qui étaient devenus de super amis, avec lesquels je suis encore en contact pour certains ». Et des anecdotes plus festives : « J’y ai même croisé des stars ! Clara Morgane, Makassy, Le Collectif Métissé… Mais mon plus beau souvenir, je pense que c’est Keen’V ! Dommage, je n’ai plus la photo ! Mais ce mec est tellement gentil ! »
Stéphanie : « Mon père a fait les ménages là-bas pendant 25 ans »
Les souvenirs de Stéphanie vis-à-vis du Macumba ne la concernent pas directement. Mais la célèbre boîte de nuit a malgré tout marqué sa vie. Son papa, aujourd’hui décédé, y a fait les ménages pendant un quart de siècle. Et il ne lui en a toujours dit que du bien. « Il était très estimé. Et lui, adorait son travail. À son décès, toute l’équipe du Macumba est venue à son enterrement avec une énorme couronne de fleurs… »
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