Lorsque Damien* acquiert un terrain pour y construire sa maison, on ne peut pas dire qu’il soit bien accueilli par Richard, son voisin le plus proche. Celui-ci a planté des panneaux dans son jardin : « Bande de cons, laissez-nous tranquilles ! Allez ailleurs ! ».
« Des pancartes de bienvenue »
Le panneau du permis de construire est également retrouvé, détruit par le feu. Enfin, des coups de fusil auraient été tirés par Richard, alors que Damien se trouvait sur son terrain. Une plainte de ce dernier va donner lieu à une perquisition au domicile du quinquagénaire qui est en possession d’une dizaine d’armes, dont certaines soumises à des déclarations. La seule chose reconnue par le prévenu, ce sont « les pancartes de bienvenue ».
« Quand je lui ai acheté ce terrain en 2002, mon oncle m’a juré qu’il ne revendrait jamais l’autre parcelle, pour que je sois tranquille. Il m’a menti, il n’a pas tenu sa promesse. Alors, j’ai mis ces pancartes pour que les gens ne l’achètent pas ». Par contre, il affirme n’avoir jamais brûlé le permis de construire, n’avoir jamais tiré de coup de fusil. « Il y a des chasseurs dans les bois et dans le champ adjacent ». Quant aux armes qu’il possède, elles viendraient de sa famille.
Affaire mise en délibéré
Le parquet requiert quatre mois avec sursis, une interdiction de détenir une arme durant deux ans et de permis de chasse durant un an. Pour l’avocate de la défense, rien ne vient prouver que ce soit son client qui ait tiré. En ce qui concerne les armes, il ignorait ces obligations.
Enfin, pour les panneaux, il a admis que ce n’était pas intelligent de sa part. Les choses semblent apaisées entre les deux voisins. Damien ne s’est pas constitué partie civile. Le délibéré sera rendu jeudi 20 mars 2025.
*Prénoms d’emprunt
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