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jugé aux assises pour avoir tué un habitant de Pornic à coups de couteau

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La cour d’assises de la Loire-Atlantique doit rendre son verdict ce jeudi 27 septembre 2025 à l’encontre de Pedro, le jeune Brésilien accusé d’avoir tué un sexagénaire qui l’avait surpris en train de cambrioler la maison de son voisin à Pornic (Loire-Atlantique) le 11 septembre 2022, indique l’agence PressPepper.

Pour rappel, Christian Guittonneau et son épouse Ghislaine rentraient ce jour-là d’une « promenade » en voiture quand ils avaient trouvé « étrange » de voir un Dacia Sandero garé « dans l’allée centrale » de la résidence secondaire de leurs voisins, au lieu-dit Le Tabier : ces derniers venaient en effet tout juste de repartir en région parisienne.

Ils s’étaient donc garés derrière la voiture des visiteurs et l’homme de 66 ans avait commencé à prendre des photos « du véhicule et de ses occupants » encagoulés et portant des « vêtements sombres », faute d’obtenir des réponses sur les raisons de leur présence.

C’est alors que le jeune homme, 20 ans, lui avait porté plusieurs coups de couteau à la tête

Lui et son passager avaient même « tenté sans succès » de s’emparer du véhicule de leurs victimes, poussant à l’occasion l’épouse de Christian Guittonneau « dans le fossé adjacent ».

Le sexagénaire décédera finalement quelques jours plus tard des suites de ses blessures. Ses voisins l’avaient décrit comme « faisant régulièrement le tour » de leur habitation en leur absence « pour s’assurer que tout va bien ».

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Trahi à cause d’une « goutte de sang »

Les gendarmes, dépêchés sur place, avaient pu voir le jour-même du meurtre que la maison de ces voisins avaient été « particulièrement fouillée ».

Ils avaient toutefois pu identifier le jeune Brésilien à cause d’une « goutte de sang » qu’il avait laissée « sur un meuble de la chambre à coucher » puis « sur le volant du véhicule » du sexagénaire qu’il avait tué.

Leurs investigations ultérieures avaient permis de découvrir que le Dacia Sandero avait en réalité été volé la veille des faits à Nantes, dans le quartier de la Gare sud, non loin du quartier Malakoff. Il y avait été retrouvé « en partie incendié » après le crime sur le chemin de Montigny, toujours à Nantes, près des voies ferrées qui longent la « Petite Amazonie ».

Ils avaient ainsi pu localiser le complice de Pedro.

Les gendarmes avaient alors arrêté le jeune Brésilien au domicile de sa mère, à Nantes, et avaient saisi un téléphone avec lequel il avait fait un selfie « la main ensanglantée » et « en train de fumer une cigarette »…

Mardi 25 mars 2025, à l’ouverture de son procès devant la cour d’assises de la Loire-Atlantique, il avait ainsi d’emblée dit « reconnaître tout ».

Son complice, pour sa part, a déjà été jugé par le tribunal pour enfants (TPE) pour les délits connexes au crime.

Ce jeune actuellement incarcéré a également été convoqué au procès devant la cour d’assises de la Loire-Atlantique, mais cette fois-ci simplement en qualité de « témoin ».

« Marqué par l’insécurité » au Bresil

Le premier jour du procès a été consacré à la personnalité de ce jeune « très attaché à son identité brésilienne » et qui a dû quitter son pays « bébé » pour suivre sa mère en France. Son père est lui resté au Brésil : mais à cause de ce « héros » qu’il a longtemps « idolâtré », le jeune homme a finalement « fait une partie du chemin » de sa vie « seul »…

Pedro a en effet eu des relations « tendues » avec son beau-père, avec qui sa mère a eu des jumeaux, même si cet artisan de Vertou lui avait proposé un contrat d’apprentissage dans la maçonnerie.

Reparti jusqu’à ses 18 ans au Brésil, il y a alors été « marqué par l’insécurité ». « J’ai vu des morts de près, des gens qui se faisaient tirer dessus, de jour comme de nuit, à Belém et São Paolo, a-t-il expliqué aux jurés de la cour d’assises de la Loire-Atlantique. Cela m’a fait cogiter mais j’ai malgré tout continué ma vie. »

La présidente de la cour d’assises de la Loire-Atlantique lui a alors fait remarquer qu’il était « paradoxal » de se sentir « en insécurité » au Brésil alors que lui-même était « dans une spirale de cambriolages graves en France » au moment de son crime à Pornic.

C’est aussi cela qui génère un sentiment d’insécurité dans la population. Quand les enquêteurs vous demandent pourquoi vous portez un Opinel et que vous leur répondez ‘Faut voir ce qu’est devenu Nantes’, on peut dire que quelque part, vous y contribuez aussi, à l’insécurité…

La présidente de la Cour d’assises

Il n’a plus denouvelles de sa mère

La mère de l’accusé a ainsi dû renoncer à son emploi d’assistante maternelle et partir travailler « dans une entreprise de fenêtres » car elle était « très souvent à la gendarmerie de Vertou » à cause de ses « vols de scooters » et de ses « trafics de stupéfiants ».

Pedro n’a d’ailleurs aujourd’hui « plus de nouvelles » d’elle, a-t-il d’ailleurs reconnu à son procès.

Le premier jour de son procès a aussi été l’occasion de découvrir que le meurtrier était un « fasciné » par les couteaux, au point d’en faire « la collection »… C’est d’ailleurs pour possession d’un couteau qu’il avait été exclu du collège Jean-Monnet à Vertou.



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