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jugé à la suite d’une agression au hachoir devant le commissariat de Sarcelles

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Il avait grièvement blessé sa victime à coups de hachoir devant le commissariat de Sarcelles (Val-d’Oise), quelques heures seulement après une attaque avec une arme similaire commise près des anciens locaux de Charlie Hebdo le 25 septembre 2020. Des faits laissant planer le spectre d’un nouvel acte terroriste, avant que ces craintes ne soient écartées. Quatre ans et demi après les faits, Ullah S. comparaîtra devant la cour d’assises du Val-d’Oise pour tentative d’assassinat, du mercredi 5 au vendredi 7 mars 2025. 

Touché à la carotide

Il était 21h30 ce soir-là, lorsque la victime se rend au poste de police pour déposer plainte. Alors qu’elle attend devant les grilles qu’un fonctionnaire lui ouvre, un homme drapé d’une couverture sur les épaules surgit et brandit une feuille de boucher. L’agresseur porte un coup à la victime, lui sectionnant la carotide, et prend aussitôt la fuite.

Les pompiers et les médecins du Samu ont rapidement pris en charge le blessé lui sauvant la vie avant de l’évacuer en urgence absolue vers le centre hospitalier Lariboisière, à Paris. Alors que son pronostic vital était réservé lors de son hospitalisation, « la victime reste très marquée par cette expérience », précise une source proche du dossier.

Traces Adn

Bien que nombreux policiers aient été déployés dans Sarcelles pour tenter de retrouver l’agresseur, ce dernier avait réussi à leur échapper. Dans sa fuite, il avait toutefois perdu sa casquette et sa couverture qui seront récupérées par les enquêteurs de la police technique et scientifique. Les traces Adn relevées ont ainsi permis d’identifier le suspect à la suite de violences commises contre les forces de l’ordre au mois d’août à La Courneuve (Seine-Saint-Denis) un mois plus tôt.

Ce jour-là, les policiers qui intervenaient pour une bagarre opposant deux individus, s’étaient retrouvés face à l’un d’eux fortement alcoolisé et armé d’un couteau. Alors que l’individu s’approchait alors des fonctionnaires en criant « Allahu akbar », un policier l’avait maîtrisé en faisant usage de son pistolet à impulsion électrique. Si l’homme d’origine pakistanaise avait été laissé libre au terme de sa garde à vue, ses empreintes relevées au cours de celles-ci ont « matché » avec celles du suspect de l’agression de Sarcelles.

« Un Sdf qui aurait abusé de l’alcool »

Le 4 octobre 2024, les enquêteurs de la police judiciaire retrouvaient et interpellaient l’individu au centre de rétention administrative (Cra) du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne), ce dernier étant en situation irrégulière sur le territoire français depuis quelques années. Placé en garde à vue, l’homme avait nié les faits n’expliquant pas la présence de son Adn sur la casquette et la couverture retrouvées sur les lieux de l’agression.

Le profil de la personne interpellée serait plutôt celui d’un « Sdf qui aurait abusé de l’alcool », indiquait à l’époque une source policière. La thèse que l’individu s’en soit pris à la victime pensant qu’il s’agissait d’un policier avait toutefois été avancée au sein de police judiciaire de Pontoise.



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